Fi Al-îbadat (suite) La Purété et l'ablution

Fi Al-îbadat (suite) La Purété et l'ablution
DE LA PURETE

Il y a deux sortes de pureté :

*La pureté du corps
*La pureté du sol et des vêtements.

Ces deux sortes ne sont valables qu'obtenues par l'eau pure et purificatrice, qui n'a subi aucune altération dans


*sa couleur,
*son goût
*son odeur,
*qui n'a été souillée de matière étrangère telle l'huile, le beurre fondu, un corps gras quelconque, le suint, le savon ou autre impureté...
A l'inverse, il n'y a pas à tenir compte de la terre, de la vase, ou si cette eau provient de terrains salés, ou si elle contient de la mousse ou autre corps analogue.


Au cas de souillure manifeste, l'endroit souillé doit être lavé, mais s'il n'est pas connu d'une façon certaine c'est tout le vêtement qui doit être purifié.

Celui qui pense que la souillure a pu toucher son vêtement doit l'asperger d'eau, si, le doute porte sur la pureté de la matière qu'il a atteinte il n'y a pas lieu à l'aspersion. Celui qui se souvient d'une souillure alors qu'il est en prière doit l'interrompre sauf s'il craint de dépasser le délai imparti pour prier.

S'il se souvient de l'impureté après la fin de la prière, il doit à l'instant même la recommencer.



L'ABLUTION

Les obligations de l'ablution sont au nombre de sept :

*L'intention
*le lavage du visage
*celui des mains jusqu'aux coudes
*le passage des deux mains sur la tête d'avant en arrière
*le lavage des pieds jusqu'aux chevilles
*la friction de toutes ces parties du corps
*les unes après les autres sans interruption.


Les obligations traditionnelles de l'ablution sont :

*Au début laver les deux mains jusqu'aux poignets,
*se rincer la bouche et rejeter l'eau,
*faire pénétrer l'eau dans les narines en aspirant
*l'en faire sortir en ronflant,
*passer les deux mains sur la tête d'arrière en avant,
*les passer ensuite sur les oreilles après les avoir retrempées..

Les ablutions d'ordre divin doivent être faites dans l'ordre prescrit ci-dessus.

Celui qui oublie un de ses membres, et s'en souvient sans trop de retard, doit le laver avec les membres qui suivent dans l'ordre précité. S'il ne s'en souvient que plus tard, il ne doit laver que le membre oublié, mais il doit recommencer la prière qu'il vient de faire.

Celui qui oublie une obligation traditionnelle doit l'accomplir, mais n'est pas tenu de recommencer la prière.

Celui qui, au cours de l'ablution, a oublié une partie de ses membres doit la laver seule en y appliquant l'intention. S'il a déjà fait la prière il doit la recommencer.

Celui qui se souvient avoir oublié le rinçage de la bouche et le reniflement de l'eau d'ablution après avoir commencé de laver son visage ne doit les reprendre qu'après avoir terminé les ablutions.


Les actes méritoires au cours de l'ablution sont :

*Prononcer le nom de Dieu : (Bismillahi etc.),se frotter les dents
*laver plus d'une fois le visage et les mains,
*dans la friction de la tête, commencer par la partie antérieure,
*suivre l'ordre prescrit dans les obligations traditionnelles,
*ne prendre d'eau qu'une quantité strictement nécessaire pour le lavage de chaque membre, et commencer par le côté droit.
*Il faut entrecroiser les doigts des deux mains.
*Il est recommandable de laver entre les orteils ;
*il doit, au cours de l'ablution, faire pénétrer l'eau dans sa barbe si elle est légère ; mais au cours de la purification complète il doit faire pénétrer l'eau même si elle est épaisse.
Ce qui impose l'ablution :

Il faut considérer les souillures et les causes de souillure.

Les Matières qui souillent sont :

*l'urine,
*les selles,
*le vent,
*le liquide prostatique,
*le liquide blanc et épais qui s'écoule après la miction. (1)

Les causes de souillure sont :

*le sommeil profond,
*l'évanouissement,
*l'ivresse,
*l'accès de démence,
*le baiser voluptueux,
*l'attouchement d'une femme en vue d'en jouir, ou le désir éprouvé sans en avoir eu l'intention,
*le fait de s'être touché la verge avec la paume de la main ou la face palmaire des doigts.

Celui qui a des doutes au sujet d'une souillure doit refaire ses ablutions, sauf s'il s'agit d'un scrupuleux habituel.

Au cas de perte de liquide prostatique, il doit se laver toute la verge, mais non les testicules.

Il est interdit à qui n'a pas fait ses ablutions de faire la prière, d'accomplir les circuits rituels de pèlerinage, de toucher un exemplaire du Coran ou sa reliure à la main ou par l'intermédiaire d'une baguette ou autre objet, mais ce geste est permis à qui utilise une partie du Livre pour s'en instruire; de même il est interdit à qui n'a pas fait ses ablutions de toucher la planchette sur laquelle sont écrits les versets du Coran, sauf pour s'instruire ou pour le maître qui la corrige.

L'adolescent, pour ce qui est du toucher du Coran, est considéré comme un homme adulte, mais le péché est supporté par l'adulte qui le lui mettrait dans la main.

Celui qui, sciemment, prierait sans avoir fait ses ablutions est incrédule — Kafer (Dieu nous en préserve !)

On doit se laver entièrement le corps dans trois cas :

*Souillure majeure
*menstrues
*lochies


La Souillure majeure comprend deux variétés :

*L'une est l'émission de sperme à la suite d'une jouissance normale, aussi bien au cours du sommeil qu'à l'état de veille, par rapports sexuels ou autrement.
*L'autre résulte de l'introduction du gland dans le vagin (même sans éjaculation)

Celui qui se voit en songe comme s'il cohabitait, bien que sans émission de sperme, n'est pas- astreint au lavage du corps. Et celui qui aperçoit sur son vêtement du sperme sec, et ignore le moment de sa pollution, doit se laver le corps et refaire la prière qui précède le dernier sommeil pris dans ce vêtement.

(1) C'est ce qu'on appelle : le Madhy, et le Wadhy, qui sont les liquides qui 'écoulent pendant une jouissance mineure : souvenir voluptueux, regard, etc...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 11 mai 2006 18:13

Fi Al-îbadat (D'APRÈS LE RITE MALIKITE)

Fi Al-îbadat (D'APRÈS LE RITE MALIKITE)
AU NOM DE DIEU CLEMENT ET MISERICORDIEU
Que le salut soit sur notre Maître Muhammad et sa famille.

Louange à Dieu, Seigneur des mondes, et que le salut soit sur notre Maître Muhammad, le dernier venu des prophètes et l'imam des Envoyés.


I. Les Devoirs Obligatoires
du Musulman Responsable de ses Actes (al-Moukalaf)

*Avoir une foi sincère
*Savoir comment accomplir correctement les obligations individuelles, comme les jugements à l'égard de la prière, de la purification, et du jeune.
*Observer les limites (hudud) imposées par Allah et s'en tenir à Ses commandements et Ses interdictions, et revenir à Allah (Glorifié soit Il) par le repentir avant que ne vienne Sa colère.

Les Conditions du repentir sont:

*Regretter ce que tu as fait.
*Avoir l'intention de ne plus retourner à cette mauvaise action pour le reste de ta vie.
*Arrêter cet acte de désobéissance immédiatement, même si on est en train de le commettre.
*Il n'est pas licite de repousser le repentir ou de dire « je me repentirai quand Allah me guidera.» C'est un signe de malheur, d'abandon de la part d'Allah et de manque d'introspection.
*Empêcher sa langue de prononcer du langage obscène, ou des gros mots, ou méchanceté, et d'utiliser dans ses propos la formule de divorce.
*Eviter de rabaisser un autre Musulman, d'être hautain avec lui, de l'insulter, ou de l'effrayer sans raison juridiquement valable.
*Empêcher ses yeux de regarder ce qui est illicite.
*Il n'est pas licite de jeter sur un musulman un regard blessant sauf si c'est un débauché, auquel cas il devra l'éviter.
*Il doit préserver de toutes ses forces ses membres d'accomplir des actes blâmables.
*Il est recommandé d'aimer pour Allah, et de haïr pour Lui, de se réjouir pour Allah, et d'être en colère pour Lui, ainsi que de commander le Bien et d'interdire le Mal.

II Choses Illicites
pour le Musulman Responsable de ses Actes

*Il est illicite pour lui de mentir, de calomnier, de raconter la vie des autres, d'être arrogant, de s'auto-glorifier, de se montrer dans un but superficiel et de réputation, d'envier, de haïr, de se considérer meilleur que les autres, de chercher les fautes au autres, de médire de se moquer ou de ridiculiser autrui.
*Il est illicite de commettre la fornication, de regarder avec concupiscence une femme avec qui on est pas marié et de prendre du plaisir de ses paroles, ou de consommer la propriété d'autrui sans son accord, ou de recevoir de l'argent en échange d'une intervention ou à cause d'une dette, ou de retarder le prière jusqu'à ce que l'heure soit passée.
*Il n'est pas licite pour lui de rester en compagnie d'un déviant (fasiq) ou de s'asseoir avec lui sauf en cas de nécessité.
*Il ne doit pas chercher à contenter les créatures au prix d'encourir la colère du Créateur. Allah Tout-puissant dit : « C'est Dieu et le Prophète seuls qui méritent d'être satisfaits, si vous êtes croyants » (9 :62) Le Prophète, paix et bénédiction d'Allah sur lui, a dit : « Pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. »
*Il n'est pas licite pour lui de faire une action sans savoir le jugement d'Allah à ce sujet. Il doit demander aux gens de science et imiter ceux qui suivent la Sunna de Muhammad, paix et bénédiction d'Allah sur lui, qui a guidé les gens vers l'obéissance à Allah et a averti contre le fait de suivre Shaytan.
*Il ne doit pas consentir à se permettre de faire ce que consentent à faire ceux qui ont échoué spirituellement et qui ont gâché leur vie à obéir à d'autre qu'Allah Tout-puissant. Ô quel regret les rongera ! Comme seront long leurs pleurs au Jour de la Résurrection !
Nous demandons à Allah Tout-puissant de nous accorder le succès dans l'observance de la Sunna de notre Prophète, intercesseur, et maître Muhammad, paix et bénédiction d'Allah sur lui.

# Posté le jeudi 11 mai 2006 18:08

L'Istiwa' d'Allah sur Son Trône

L'Istiwa' d'Allah sur Son Trône
Enumérons insha Allah les positions des savants de Ahl al-Sunna en établissant la compréhension saine et en réfutant la compréhension défectueuse des attributs mentionnés dans le Qur'an et le Sunna.

· Umm Salama l'épouse du prophète Sallallahu 'alayhi wa salam a dit ce qui suit au sujet de l'istiwa comme cité par Ibn Hajar dans Fath Al-Bari : « L'établissement n'est pas inconnu (ghayr majhul) et sa modalité est inconcevable pour l'esprit (ghayr ma`qul) ; on ne demande pas "comment" à Son sujet ; "comment" ne peut Lui être appliqué. » [1]

· Sufyan al-Thawri (m. 161) a avancé une interprétation de istiwa dans le verset 4 de la 20ème sourate comme signifiant « une commande concernant le trône » (amrun fi al-`arsh), selon l'imam al-haramayn al-Juwayni (m. 478) dans son al-Irshad ila qawati` al-adilla fi usul al-i`tiqad (la guidance vers les preuves décisives dans les fondements de la croyance), comme il est cité par al-Yafi`i dans son Kitab marham al-`ilal al-mu`dila fi daf` al-shubah wa al-radd `ala al-mu`tazila (livre de la résolution des problèmes difficiles pour la suppression des doutes et la réfutation des Mu`tazila) : « L'interprétation de l'istiwa comme signifant qu'Allah se tourne vers une commande particulière concernant le trône, n'est pas forcée, et c'est le ta'wil de l'Imam Sufyan al-Thawri, qui a pris comme preuve corroborante le verset : "Ensuite, Il s'est tourné (istawa) vers le ciel alors qu'il n'était que fumée" (41 :11). » [2]

· L'imam Abu Hanifa (m. 150) indique dans sa Wasiyya : « S'il avait été dans un endroit et avait eu besoin de s'assoir et de se reposer avant de créer le trône, alors la question "Où était Allah ?" se serait appliquée à lui, ce qui est impossible... Nous affirmons qu'Allah est établi (istawa) sur le trône sans avoir besoin (haja) de celui-ci, et sans installation (istiqrar) au dessus de celui-ci, car Il est Celui qui préserve le Trône et les autres [créatures] sans avoir besoin d'aucune d'entre elles. » [3]

Il a dit dans son al-Fiqh al-akbar : « Allah n'a aucune limite, ni aucun rival... Celui qui dit : "Je ne sais pas si mon seigneur est dans les cieux ou sur la terre" est un mécréant, et celui qui dit : "Il est sur le trône, et je ne sais pas si le trône est dans le ciel ou sur la terre," est également un mécréant. » L'imam Abu Mansur al-Maturidi a commenté ceci comme signifiant : « La raison est que par de tels mots il suggère un endroit pour Allah et c'est de l'idolâtrie. » [4]

· Un homme a demandé à l'imam Malik (m. 179) : « Comment Allah a-t-Il fait l'istiwa sur le trône ? » L'imam Malik a incliné sa tête et est resté silencieux jusqu'à ce que la sueur de la fièvre ait couvert son front, puis il a levé les yeux et a dit : « L'istiwa' n'est pas inconnu (ghayru majhul), sa modalité est inconcevable pour l'esprit (al-kayfu minhu ghayru ma`qul) ; mais y croire est obligatoire, et l'investigation à son sujet est une innovation hérétique. Tu es un innovateur. » Et il a donné l'ordre que celui-ci soit mis dehors. [5]

· L'imam al-Shafi`i (m. 204) a dit dans son petit traité nommé al-Fiqh al-akbar : « Quiconque dit : "al-Rahmanu `ala al-`arsh istawa", on lui répond : Ce verset est un des mutashabih (chose ambiguë) concernant lequel on est embarassé de donner une réponse, et on dit la même chose concernant les versets similaires. » [6]

· Parmi les autres qui comptent le verset de l'istiwa' parmi les mutashabihat, on trouve l'Imam Malik ibn Anas, les fuqaha de Médine, et al-Asma`i selon Abu Mansur `Abd al-Qahir al-Baghdadi dans Usul al-Din. [7]

· L'Imam de Ahl al-Sunna, Abu al-Hasan al-Ash`ari (m. 324), indique en son Al-ibana fi usul al-diyana : « Allah est au-dessus des cieux, au-dessus du Trône, au-dessus de tout, avec une élévation (fawqiyya) qui ne Le rend pas plus proche du Trône ou des cieux, tout comme elle ne Le rend pas plus eloigné de la terre. Il est proche de tout ce qui est en existence, Il est plus proche du serviteur que sa veine jugulaire, et Il est un témoin sur toute chose. »

Il dit également, comme rapporté par Abu Mansur al-Baghdadi dans Usul al-Din : « L'établissement d'Allah sur le trône est une action qu'Il a créé appelée l'istiwa et en rapport avec le Trône, tout comme Il a créé une action appelée ityan (venue) en rapport avec certaines personnes ; et ceci n'implique ni descente ni mouvement. » [8]

· Al-hafiz Abu Hatim Ibn Hibban al-Busti (m. 354) a catégoriquement nié qu'Allah avait des limites et a été expulsé du Sijistan sous menace de mort par les anthropomorphistes, comme mentionné ci-dessus.

· Ibn Jarir al-Tabari (m. 310) a dit dans son Tafsir : « Allah s'est exalté au-dessus du ciel avec l'exaltation de la souveraineté et de la puissance, pas celle du déplacement et du mouvement. » [9]

· L'imam Abu Mansur `Abd al-Qahir al-Baghdadi (m. 429) dit dans Usul al-Din : « La position correcte selon nous est l'interprétation du Trône dans ce verset comme signifiant la souveraineté (al-mulk), comme si Il avait voulu dire que la souveraineté n'en a été établie pour nul autre que Lui. Cette interprétation est issue de la parole des Arabes : "Le trône de tel ou tel s'est renversé" s'il perd son pouvoir. » Il cite ensuite trois exemples de poésie illustrant ceci. [10] Il dit au sujet des caractéristiques de Ahl al-Sunna wa al-Jama`a dans son al-Farq bayn al-firaq (les différences entre les sectes) : « Ahl al-Sunna ont un consensus (ajma`u) qu'Allah, le Parfait, l'Exalté, n'est pas limité par l'endroit. » Il rapporte ensuite la parole de Sayidina `Ali : « Allah a créé le Trône comme indication de Sa puissance, non pas pour le prendre comme endroit pour Lui-même. » [11]

· L'imam al-Haramayn al-Juwayni (m. 478) a dit dans son livre al-Irshad comme cité par al-Yafi`i dans son Kitab marham al-`ilal al-mu`dila : « On doit prendre le soin de montrer aux vulgaires anthropomorphistes (hashwiyya) les versets sur lesquels ils pratiquent le ta'wil. De sorte que lorsqu'ils invoquent comme preuve de leur croyance en l'installation (istiqrar) d'Allah, le sens apparent [du verset] "le Tout-Miséricordieux s'est établi sur le Trône" (20 :4), demandez-leur le sens de "et Il est avec vous où que vous soyez" (57 :4). S'ils prennent ce dernier selon son sens apparent également, alors ils annulent le sens apparent qu'ils affirment concernant Son établissement sur le Trône, et ils proclament également le déshonneur de leur croyance aux yeux de toute personne raisonnable ; cependant, s'ils le comprennent comme se rapportant au fait qu'Il nous cerne de par Sa science, alors ils ont appliqué le ta'wil, et il ne nous est plus interdit de faire la même chose en interprétant Son établissement comme "le fait de soumettre" (qahara) et "de régner sur" (ghalaba), comme cela est autorisé par la langue arabe... D'ailleurs, l'istiwa' dans le sens d'istiqrar, ou d'installation, présuppose un état antérieur de perturbation, et croire ceci est de la mécréance (kufr)...

S'ils disent : Pourquoi ne laissez-vous pas passer le verset selon son sens apparent sans l'interpréter, et ne dîtes-vous pas seulement qu'il fait partie des mutashabihat dont la signification est connue que d'Allah ? Nous disons : Si l'interpellateur veut laisser passer istiwa' selon le sens apparent qu'il suggère généralement, qui est l'établissement physique, alors un tel sens nous conduit à l'anthropomorphisme, et si cela est avéré comme étant explicitement impossible, alors le sens apparent cesse... dans quel cas ce n'est pas [une interprétation] forcée de comprendre le verset correctement et raisonnablement selon les demandes de la Loi divine et de l'obligation d'éviter le ta'wil, à moins qu'il existe un risque qu'en résulte de mauvaises croyances. » [12]

· L'imam Abu Hamid al-Ghazali (m. 505) dit presque la même chose que Abu Mansur al-Baghdadi dans la section de l'Ihya' sur les qawa`id wa `aqa'id (les principes et les doctrines), et quelque chose lié à cela dans l'Iljam que nous avons déjà cité.

· Le gammairien al-Raghib (m. 507) dit : « L'expression istawa `ala a le sens de istila' (détenir la maîtrise sur quelque chose), comme dans le verset du Qur'an : "al-rahmanu `ala al-`arsh istawa"... Cela signifie que tout est semblable par rapport à Lui d'une telle façon qu'aucune chose n'est plus proche de Lui qu'une autre chose, puisqu'il n'est pas comme les corps qui occupent un endroit à l'exclusion d'un autre endroit. » [13]

· L'imam Fakhr al-Din al-Razi (m. 606) dit dans son al-Tafsir al-kabir dans le commentaire du verset 19:93 : « Puisqu'il est affirmé par ce verset que "tous ceux dans les cieux et la terre doivent venir à Allah en tant qu'esclaves", et puisqu'il est obligatoire qu'Allah soit exalté au dessus de pouvoir être un esclave, il est donc impossible pour Lui d'être dans un endroit ou dans une direction, ou sur le Trône ou la Chaise. »

· L'imam Abu Mansur Ibn `Asakir (m. 620) dit dans sa `Aqida : « Il ne doit pas être dit : "Quand était Il ?", ou "Où était Il ?", ou "Comment allait Il ?". Il existe sans endroit. »

· L'imam Ibn al-Jawzi (m. 597) a dit : « Celui qui dit : Il est établi sur le Trône "en personne" (bi dhatihi), a détourné le sens du verset vers celui de la perception sensorielle. Une telle personne ne doit pas négliger que le principe est établi par l'intellect, par lequel nous sommes venus à connaître Allah, et Lui avons catégoriquement attribué la pré-éternité. »

Il dit plus loin, en réfutation de ceux parmi ses pairs hanbalites qui ont sombré dans l'anthropomorphisme : « Si vous aviez dit : "Nous ne faisons que lire ces hadiths et nous restons silencieux", personne ne vous aurait condamnés. Ce qui est honteux c'est que vous les interprétiez littéralement. N'introduisez pas dans le madhhab de cet homme droit parmi les premiers musulmans [Ahmad ibn Hanbal] ce qui n'en fait pas partie. Vous avez revêtu ce madhhab d'une disgrâce honteuse, à tel point qu'on ne peut presque plus dire "hanbalite" si ce n'est dans le sens d'anthropomorphiste. »

« [...] Ils disent alors : "Nous les prenons selon leur sens apparent". Comme c'est étonnant ! Quel est " le sens apparent" de ce que seul Allah connait ? Le "sens apparent" de istiwa' est-il autre que s'asseoir ? Et "le sens apparent" de nuzul est-il autre que le déplacement ? »

« [...] Ils ont dit : Il est établi sur le Trône "en personne" (bi dhatihi). Mais cette addition n'est pas rapportée de quiconque ! C'est seulement ce qu'ils ont compris avec leurs sens, à savoir, qu'on n'est pas établi autrement qu'avec sa propre personne » [14]

· On a demandé à l'imam al-`Izz ibn `Abd al-Salam (m. 660) dans ses Fatawa : « Que dîtes-vous au sujet de la parole d'Ibn Abi Zayd al-Qayrawani al-Maliki (m. 386) : "Allah est au-dessus de Son trône exalté en personne (bi dhatihi), et Il est partout avec Sa science" : Est-ce qu'une telle affirmation attribue une direction à Allah ou pas ? Et celui qui a une telle croyance est-il déclaré mécréant (kafir) ou non ? »

Il a répondu : « Le sens apparent de ce que Ibn Abi Zayd a dit attribut une direction à Allah, car il a fait une distinction entre le fait pour Allah d'être sur le Trône et le fait d'être avec Sa création. Quant à la deuxième question : la position la plus correcte est que celui qui professe la croyance en la direction d'Allah n'est pas déclaré mécréant, car les savants de l'Islam n'ont fait sortir de telles personnes hors de l'Islam, plutôt, ils ont prononcé la permission de ce qu'ils héritent des musulmans et de leur enterrement dans les cimetierres musulmans, l'inviolabilité de leur sang et de leur propriété, et l'obligation de prier sur leurs dépouilles. Le même est vrai de tous les innovateurs : les gens n'ont jamais cessé de leur appliquer les jugements qui s'appliquent aux musulmans. Ne prêtez aucune attention à ce que les gens du commun disent au sujet de leur mécréance. » [15]

· L'imam al-Nawawi (m. 676) a dit dans Sharh al-muhadhdhab : « Il est dit : Nous croyons que le Tout-Miséricordieux est établi au-dessus du Trône, et nous ne savons pas la réalité de sa signification ni ce que ceci signifie (la na`lamu haqiqata mi`na dhalika wa al-murada bihi), tandis que nous croyons dans le même temps que "il n'y a rien tel que Lui" et qu'Il est exalté loin au-dessus de la plus élevée des choses créées. C'est la voie des Salaf ou au moins de leur grande majorité, et c'est la méthode la plus sûre car on n'est pas obligé de faire des recherches sur de tels sujets. » [16]

· L'imam Ibn al-Hammam al-Hanafi (m. 681) a dit dans al-Musayara: « Il est obligatoire de croire qu'Allah est établi sur le Trône tout en niant toute similarité avec la création. Quant à dire que son établissement (istiwa') est une conquête (istila'), ceci est permis mais non obligatoire puisqu'il n'y a aucune preuve pour ce sens spécifiquement... Cependant, si l'on craint que les gens du commun ne comprennent pas istiwa sans concevoir le contact et d'autres caractéristiques corporelles, ou s'ils ne nient pas ces dernières, alors il n'y a aucun mal à diriger leur compréhension vers istila', car son utilisation et son sens sont établis pour istiwa' dans la langue par l'énonciation du poète : "Bishr a conquis (istawa `ala) l'Irak" et "quand nous les avons dominé et les avons conquis (istawayna `alayhim)". »[17]

· La parole du Shaykh `Abd al-Ghani al-Nabulusi (m. 1143) qui a déjà été citée : « Celui qui croit qu'Allah imprègne les cieux et la terre, ou qu'Il est un corps s'asseyant sur Son Trône, est un mécréant, même si il pense qu'il est musulman. »

· L'imam Al-Dhahabi (m. 748) a désavoué le terme "en personne" (bi dhatihi) : « Il n'y a aucun besoin de cette expression, et elle perturbe l'âme. » [18]

· L'imam Ibn Hajar (m. 852) a également rejeté l'affirmation qu'Allah est sur le trône "en personne" (bi dhatihi) comme tout aussi absurde que de dire qu'Il est partout : « Certains des Mu`tazila ont affirmé qu'Allah était partout sur la base du hadith "Si l'un d'entre vous se tient en prière, qu'il ne crache pas devant lui car Allah est devant lui". C'est de l'ignorance évidente, car le hadith dit ensuite qu'il devrait cracher sous son pied, ce qui infirme leur principe. Le hadith constitue également une réfutation de ceux qui disent qu'Allah est sur le Trône "en personne". » [19]

· Même Sulayman ibn `Abd Allah ibn Muhammad ibn `Abd al-Wahhab (m. 1817), le petit fils du fondateur du salafisme/wahhabisme, a déclaré mécréant quiconque utilise le terme "en personne" concernant l'attribution d'un endroit à Allah, que cela soit un seul endroit ou un nombre illimité d'endroits : « Celui qui croit ou dit : "Allah est en personne (bi dhatihi) dans tous les endroits, ou dans un endroit", il est mécréant (kafir). Il est obligatoire de déclarer qu'Allah est distinct de Sa création, établi au-dessus de son trône sans modalité ou similarité ou analogie possible. Allah était et il n'y avait aucun endroit, puis Il a créé l'endroit et Il est exalté de la même manière qu'Il l'était avant qu'il n'ait créé l'endroit. » [20]

Notes :

1. Ibn Hajar, Fath al-bari 13:406-407 (Beyrouth ed. 1989).

2. In al-Yafi`i, Marham al-`ilal al-mu`dila, ed. E. Denison Ross (Calcutta : Société Asiatique du Bengal, 1910) p. 245.

3. Abu Hanifa, Wasiyyat al-imam al-a`zam Abu Hanifa, ed. Fu'ad `Ali Rida (Beyrouth : Maktabat al-Jamahir, 1970) p. 10.

4. Abu Hanifa, Kitab al-fiqh al-akbar bi sharh al-Qari (Le Caire: Dar al-kutub al-`arabiyya al-kubra, 1327/1909) p. 16; cf. al-Maturidi, Sharh al-Fiqh al-akbar in Majmu`at rasa'il (Hyderabad : Matba`at majlis da'irat al-Ma`arif al-Nizamiyya, 1321/1903).

5. Ibn Abi Zayd al-Qayrawani, al-Jami` fi al-sunan wa al-adab wa al-maghazi wa al-tarikh, ed. M. Abu al-Ajfan & `Uthman Battikh (Beyrouth : Mu'assasat al-risala ; Tunis: al-maktaba al-`atiqa, 1402/1982) p. 123.

6. al-Shafi`i, al-Fiqh al-akbar p. 17.

7. al-Baghdadi, Usul al-Din p. 112-113.

8. al-Baghdadi, Usul al-Din p. 113.

9. Tafsir al-Tabari 1:192.

10. al-Baghdadi, Usul al-Din p. 112-113.

11. al-Baghdadi, al-Farq bayn al-firaq (Beyrouth : dar al-kutub al-`ilmiyya, n.d.) p. 256.

12. Imam al-Haramayn dans le livre de al-Yafi`i, Marham al-`ilal p. 245.

13. al-Sayyid al-Zabidi, Taj al-`arus, s.v. s-w-y.

14. Ibn al-Jawzi, Daf` shubah al-tashbih p. 102, 104, 127-128.

15. al-`Izz ibn `Abd al-Salam, Fatawa p. 151, 153.

16. al-Nawawi, al-Majmu` 1:25.

17. Ibn al-Hammam, al-Musayara fi `ilm al-kalam wa al-`aqa'id al-tawhidiyya al-munjiya fi al-akhira (Le Caire : al-matba`a al-hamawiyya, 1348/1929)p. 18.

18. al-Dhahabi, Siyar a`lam al-nubala' 19:607.

19. Ibn Hajar, Fath al-bari (ed. 1989) 1:669.

20. Sulayman ibn `Abd Allah b. Muhammad b. `Abd al-Wahhab, al-Tawdih `an tawhid al-khallaq fi jawab ahl al-`Iraq (1319/1901) p. 34. nouvelle ed. al-Riyad, Dar tibah, 1984.

# Posté le jeudi 11 mai 2006 18:05

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 12:49

al Fiqh al Akbar(de l'imam Abu Hanifa qu'Allah lui fasse miséricorde)

al Fiqh al Akbar(de l'imam Abu Hanifa qu'Allah lui fasse miséricorde)
Le fondement de l'unicité et ce en quoi il convient véritablement de croire, est de dire : « Je crois en Allah, ses anges, ses livres, ses envoyés, la résurrection après la mort, la prédestination avec son bien et son mal provenant d'Allah, les comptes, la balance, le paradis et le feu. Tout cela est une vérité. ».

Allah, (qu'il
soit exalté) est Un, non pas par le nombre, mais par le fait qu'il n'a point d'associé. « Dis : Lui, c'est Allah l'un *Allah, le seul à être imploré * n'engendre pas et n'a pas été engendré * il n'y a rien qui lui soit égal. ».Rien parmi ses créatures ne lui ressemble et il ne ressemble à rien qui ne soit parmi ses créatures. Il a toujours possédé ses noms et ses attributs relatifs à lui-même et à ses actes. Quant aux attributs relatifs à lui-même, ce sont : La vie, le pouvoir, la science, la parole, l'ouïe, la vue et la volonté. Les attributs relatifs à ses actes sont : La création, l'attribution des bienfaits, la formation, la novation, la conception, ainsi que d'autres attributs relatifs à l'acte.

Il a
toujours possédé et possédera toujours ses noms et ses attributs. Aucun nom ou attribut ne lui est nouvellement apparut. Il a toujours été savant par sa science et la science est un attribut éternel sans commencement. Il a toujours été puissant par sa puissance, et la puissance est un attribut éternel sans commencement. Il a toujours été locuteur par sa parole et la parole est un attribut éternel sans commencement.

Il
a toujours été créateur par la création, et la création est un attribut éternel sans commencement.

Il
est l'actant par l'action et l'action est un attribut éternel sans commencement. L'actant c'est Allah (qu'il soit exalté) et l'action est son attribut éternel sans commencement. Le résultat de l'action est une créature. L'acte d'Allah n'est pas créé.

Ses a
ttributs éternels sans commencement sont intemporels et incréés. Celui qui affirme qu'ils sont crées ou temporels, ou reste perplexe et sceptique à leurs sujets, a mécru en Allah (qu'il soit exalté).

Le Cor
an, dans les livres il est écrit, dans les coeurs il est mémorisé, sur les langues il est récité, et sur le Prophète (prière et salut) il est descendu. Notre prononciation du Coran est créée. Notre écriture et notre récitation du Coran sont créées. Le Coran, lui, est incréé.

Tout c
e que Allah a mentionné dans le Coran, au sujet de Moïse (Moussa) et d'autres prophètes que lui, au sujet de Pharaon, d'Iblîs (Satan), tout cela n'est autre que la parole d'Allah informant à leurs propos.

L
a parole d'Allah (qu'il soit exalté) est incréée, la parole de Moïse et celle d'autres créatures est créée. Le Coran est la parole d'Allah et elle est éternelle, mais pas leur parole. Moïse a entendu la parole d'Allah (qu'il soit exalté). Allah dit : « Allah s'est véritablement adressé à Moïse par la parole ».

A
llah était locuteur avant même d'avoir parlé à Moïse. Allah a toujours été créateur, alors qu'il n'avait pas créé les créatures. « Il n'y a rien qui lui soit semblable. Il est l'entendant, le voyant. »

Lorsque Allah a parlé
à Moïse, il s'adressa à lui par la parole qui est pour lui un attribut éternel sans commencement. Tous ses attributs sont différents de ceux des créatures. Il sait, mais pas selon notre science. Il peut, mais pas selon notre pouvoir. Il voit, mais pas selon notre vue. Il entend, mais pas selon notre ouïe. Il parle, mais pas selon notre parole. Nous, nous parlons avec des organes et des sons . Allah (qu'il soit exalté) parle sans organe et sans sons. Les sons sont créés. La parole d'Allah (qu'il soit exalté) est incréée.

Il est une entité
incomparable aux autres entités. Entité signifie son affirmation sans corps, ni substance et sans accident .

Il n'
a pas de limite, ni de contraire, ni de semblable, ni de pareil.

Il possède une main, un v
isage et une essence. Tout ce que Allah a mentionné dans le Coran à propos du visage, de la main, de l'essence, ce sont pour lui des attributs dont le comment est ignoré .

On ne d
oit pas dire que sa main est son pouvoir ou son bienfait, car cela annule son attribut dont le comment est ignoré. Sa colère et sa satisfaction sont deux des attributs dont le comment est ignoré.

Alla
h a créé les choses sans rien. De toute éternité, Allah avait connaissance des choses, avant même de les créer. C'est lui qui a déterminé les choses et qui les a décrétées. Il n'y a rien qui puisse y avoir dans ce monde et dans la vie dernière, sans sa volonté, sa science, son arrêté, son pouvoir. Il les inscrivit sur la table gardée.

Cep
endant, il les inscrivit par description, non pas par arrêté. Le décret, la prédestination et la volonté sont ses attributs éternels sans commencement dont le comment est ignoré.

A
llah a connaissance de ce qui est inexistant dans son état d'inexistence. Il sait comment sera ce qui est inexistant lorsqu'il lui donnera l'existence. Allah a connaissance de l'existant dans son état d'inexistence, et il sait comment sera sa disparition.

A
llah (qu'il soit exalté) a connaissance de celui qui est debout dans sa position debout, et s'il s'assoie, Il sait qu'il est assis dans sa position assise sans que Sa connaissance en soit modifiée, ou que ne Lui vienne la connaissance.

Cependant, la modifi
cation et les différentes situations se produisent dans les créatures.

Il a conçu l
es créatures exemptées de toute forme d'impiété et [de toute lumière] de la foi, puis il s'adressa à eux par des commandements et des interdits. A mécru celui qui a mécru par ses actes, son reniement, son désaveu et son abandon par Allah (qu'il soit exalté). A cru celui qui a cru par son acte, son aveu, sa croyance et l'assistance et le secours d'Allah (qu'il soit exalté).

Il a extrait d'Adam, sa descendance
sous la forme d'atomes . Il en fit des êtres doués de raison. Il s'adressa à eux en leur dictant ses commandements et ses interdits. Ils attestèrent sa seigneurie. Ceci était de leur part de la foi. Ils naissent dans cette prédisposition naturelle. Celui qui mécroit après cela, c'est qu'il a subit un changement et une modification. Celui qui a foi et qui l'atteste, cela se maintiendra fermement et perdurera .

Il n'impose à aucune de ses créatures l
a mécréance ou la foi. Il ne les créa ni croyant, ni mécréant, mais il les créa en tant que sujets . La foi et la mécréance sont les actes des serviteurs. Allah (qu'il soit exalté) a connaissance de celui qui mécroit dans l'état de mécréance et lorsqu'il croit après cela, Il sait qu'il est croyant dans l'état de sa foi, sans que Sa connaissance ou Son attribut en soient changés.

L'ensemble des actes des serv
iteurs, que ce soit des mouvements, ou l'absence de mouvements, sont en réalité leurs acquis. Allah (qu'il soit exalté) les a créés et sont l'objet de sa volonté (universelle), sa science, son arrêté et sa prédestination.

Tous les actes d'obéissan
ce répondent au commandement d'Allah (qu'il soit exalté), à son amour, son agrément, sa science, sa volonté, son arrêté et sa prédestination.

Les actes de désobéiss
ance répondent tous à sa science, son arrêté, sa prédestination et sa volonté, non pas à son amour, son agrément ou son commandement .

Les prophètes (prière et salu
t) sont tous exemptés des petits et grands péchés, de la mécréance et des actes de vilenies. Il y eut pour certains d'entre-eux des erreurs et des fautes d'inadvertance .

Muhammad est le Messager d'Allah (
prière et salut), son Prophète, son serviteur son envoyé et son élu. Il n'a pas adoré de statue. Il n'a jamais donné d'associé à Allah (qu'il soit exalté) ne serait-ce le temps d'un clin d'oeil. Il n'a jamais commis de péché mineur, ni de péché majeur.

Le meilleur des êtres après le Mes
sager d'Allah (qu'il soit exalté), c'est Abû Bakr as-Siddîq, ensuite `Umar bn al-Khattab, ensuite 'Uthman bn 'Affan, ensuite 'Ali Ibn Abî Tâlib, que la satisfaction d'Allah soit sur eux tous. Ils se sont maintenus dans la vérité. Nous les aimons tous. Nous ne mentionnons les Compagnons qu'en bien.

Nous n'excommunions pas un mus
ulman pour un quelconque péché, si grand soit-il, tant qu'il ne le déclare pas licite. Nous ne pouvons lui retirer le nom de la foi. Nous l'appelons réellement croyant. Il est permis qu'il soit croyant licencieux et non mécréant.

La madéfaction es
t une sunna . Les veillées en prière durant le mois de Ramadan sont une sunna. La prière derrière tout être pieux ou dissolu parmi les croyants est permise.

Nous n'
affirmons pas que le péché n'affecte point le croyant, qu'il n'entrera pas au paradis et qu'il y séjournera éternellement, même s'il est dissolu, après avoir quitté ce monde croyant. Nous n'affirmons pas que nos bonnes oeuvres sont acceptées, ni nos mauvaises oeuvres absoutes, tel le dire des murdjites. Cependant, nous attestons que celui qui accomplit une bonne action selon les conditions [requises], dépourvue de tout acte [extérieur] défectueux et malsain et d'acte [intérieur] dévalorisant, s'il ne l'annule pas avant de quitter ce monde, Allah ne la négligera pas, bien plus, il l'acceptera et le récompensera selon celle-ci.

Toute mauvaise action, autre que l'
associationnisme et la mécréance dont l'auteur ne s'en est pas repenti, puis meurs croyant, celui ci demeure sous la volonté d'Allah. S'il le veut, il le châtie, et s'il le veut, il lui pardonne sans jamais le châtier par le feu. Lorsque l'hypocrisie s'opère dans l'un des actes, elle annule la récompense. Il en est ainsi pour l'émerveillement [de soi].

Les signes mirac
uleux des prophètes et les prodiges des saints sont une vérité. Quant à ceux qui concernent ses ennemis comme Iblîs, Pharaon, l'Antéchrist, ce qui est rapporté dans les hadiths sur ce qu'il eut eu et ce qu'il y aura, nous ne les appelons pas signes miraculeux ou prodiges, mais nous les appelons : satisfaction de leurs besoins. C'est ainsi parce que Allah (qu'il soit exalté) répond au besoin de ses ennemis en les menant graduellement vers leur perte. Ils s'illusionnent et multiplient la désobéissance et l'infidélité et tout cela est admissible et possible .

Allah était c
réateur avant de créer, pourvoyeur avant de pourvoir. Allah (qu'il soit exalté) sera vu dans l'autre monde. Les croyants le verront alors qu'ils seront au paradis, sans assimilation et sans connaître le comment. Il n'y aura pas de distance entre Lui et Sa création.

La foi des êtres du ci
el et de la terre n'augmente pas et ne diminue pas . La foi est une affirmation et une attestation . Les croyants sont égaux dans la foi et l'unicité . Ils se surpassent dans les actions. L'islam, c'est la soumission et la subordination aux commandements d'Allah (qu'il soit exalté). Il y a au niveau de la langue, une distinction entre la foi et l'islam. Cependant, il n'y a pas de foi sans islam. Il ne peut y avoir un islam sans foi. Ils sont comme le dos avec le ventre. La religion (din) est un nom qui s'applique à la foi, à l'islam et à toutes les institutions.

Nous connaissons Allah d'
une réelle connaissance, tel qu'il s'est décrit. Personne ne peut adorer Allah l' exalté comme il est digne d'être réellement adoré . Mais il est adoré selon son commandement tel qu'il l'a ordonné.

Les croyants son
t égaux dans la connaissance, la certitude, la confiance, l'amour, la satisfaction, la, crainte, l'espoir et la foi. Ils se surpassent dans tout autre chose que la foi et dans tout cela .

Allah (qu'il
soit exalté) fait grâce et justice à ses serviteurs. Il peut accorder une rétribution bien plus importante que ce que mérite le serviteur. Il peut punir pour un péché par justice de sa part. Il peut absoudre par grâce de sa part.

L'intercession des prophètes (prière et salut), l'intercession de notre prophète (prière et salut) pour les croyants pécheurs et pour les auteurs de grands péchés, sont une vérité.

La
pesée des actes avec la balance, le jour du jugement est une vérité.

Le r
eglement des comptes, le jour du jugement, entre ceux qui se sont querellés est une vérité. S'ils ne possèdent pas de-bonnes actions, leur imposer de mauvaises actions est admissible et véridique.

Le ba
ssin Hawd du Prophète (prière et salut) est une vérité.

Le paradis et l
'enfer sont aujourd'hui deux créatures qui ne disparaîtront jamais. Le châtiment et la rétribution d'Allah ne disparaîtront jamais.

A
llah (qu'il soit exalté) guide qui il veut par grâce de sa part. Il égare qui il veut par justice de sa part. Son égarement est son abandon. L'abandon est de ne pas assister le serviteur dans ce qu'il agrée de sa part et c'est une justice de sa part. Il en est ainsi pour la punition du serviteur abandonné dans son acte de désobéissance.

Nous n'af
firmons pas que Satan dépouille le serviteur de sa foi par force ni contrainte. Mais nous affirmons que le serviteur néglige sa foi. Lorsqu'il la délaisse à ce moment là, Satan la lui dérobe.

L'interrogatoire de Mu
nkir et Nakir dans la tombe est une vérité. Le retour de l'âme dans le corps est une vérité. Le rétrécissement de la tombe est une vérité. Le châtiment de la tombe est une vérité, destiné à l'ensemble des mécréants et à certains musulmans.

Tout ce qui a été mentionné par les savants en persan sur les attributs d'Allah l'exalté, bien que ses noms soient transcendants et ses attributs sublimes, cela est admissible, excepté la main en persan. Il est permis de dire : « Burwa khada » sans assimilation et sans en aborder le comment.

La
proximité et l'éloignement d'Allah (l'exalté) ne concernent pas l'aspect long ou court d'une distance, mais cela signifie [être proche] par amour et [éloigné] par mépris. Cela dit, le fidèle est proche de lui, dont le comment est ignoré. La proximité, l'éloignement et l'approche n'auront lieu que pour celui qui a demandé le salut (d'Allah).

De m
ême, le comment de son voisinage et son stationnement devant lui est ignoré.

Le
Coran a été descendu sur le Messager d'Allah (prière et salut) et il est dans les livres, écrit. Les versets du Coran sont, quant au propos du discours, tous égaux dans l'excellence et l'importance, si ce n'est que pour certains, il y a un mérite dans le rappel et une exaltation pour celui qui est cité [dans le verset].

C'est le cas
pour le verset « al-kursi », car celui qui y est mentionné, c'est la majesté et la grandeur d'Allah et de son attribut. Ce sont deux mérites qui sont réunis : Le mérite du rappel et le mérite de celui dont on fait mention.

Dan
s le portrait des mécréants, il y a seulement le mérite du rappel. Il n'y a pas en celui dont on fait mention (qui sont les mécréants), de mérite.

De même que
les noms et attributs [d'Allah] sont tous égaux dans le mérite et la grandeur. Il n'y a pas d'inégalité entre-eux.

Le Messager d'Allah (prière et salut) est mort dans la foi. Son oncle paternel Abû Talib est mort incrédule.

Qâsim, T
âhir et Ibrahim étaient les fils du Messager d'Allah. Fâtima, Ruqayya, Zaynab et 'Um Kulthûm étaient toutes des filles du Messager d'Allah (prière et salut) qu'il agrée.

Lorsqu'un point délicat relatif à l'unicité [divine] apparaît confie à l'homme, il lui faut avoir foi [de manière générale] en ce qui est juste auprès d'Allah (l'exalté) et ce, jusqu'à ce qu'il rencontre un savant à qui il demande [de l'éclaircir]. Il ne peut retarder le fait de s'informer et n'est pas excusable sur le fait d'y renoncer. Il peut être traité d'hérétique s'il y renonce [completement].

Le propos sur l'ascensio
n du Prophète (paix et bénédiction) est une vérité. Celu qui le rejette est un égaré et un innovateur.

L'a
pparition de l'Antéchrist, Gog et Magog, le levé du soleil du coté de l'occident, la descente de Jésus fils de Marie (sur lui le salut) du ciel et tous les signes du jour du jugement d'après les textes (hadiths) authentiques sont vrais et réels.

Allah guide
celui qu'il veut dans la voie droite.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 11 mai 2006 18:01

Premier pilier de l'Islam :LA DOUBLE DECLARATION DE FOI : AS-CHAHADA

Premier pilier de l'Islam :LA DOUBLE DECLARATION DE FOI : AS-CHAHADA
Bismillahi-r-rahmani-r-rahim

Ceci doit i
nclure la croyance du coeur avec la prononciation de la langue.

En détail, il y'a 40 articles de foi (croyances) :

•10
DONT LA NECESSITE EST ACCEPTEE
•10 DONT
L'IMPOSSIBILITÉ EST ACCEPTEE
•10 DONT L
'EXISTENCE EST ETABLIE
•10 DONT LA VENUE
EST CERTAINE

LES DIX CHOSES (WAJIBA) QU'IL EST NECESSAIRE QUE TU ACCEPTES SONT :

1.Qu'Allah est Unique
[Un], indivisible dans Son essence.

2.Qu'Il n'a pas de s
econd dans Sa Divinité.

3.Qu'Il est Viv
ant, Subsistant par Lui-même.

4.Qu'Il n
e diminue pas [avec le temps] ni n'est pris par le sommeil.

5.Qu'Il est le Dieu
de toutes les choses et qu'Il est leur Créateur.

6.Qu'Il a le Pouvoir sur tout
e chose.

7.Qu'Il Sait ce qui est appare
nt extérieurement et ce qui est caché intérieurement : 'Pas même le poids d'un atome ne Lui échappe, ni dans les cieux ni sur la terre. '

8.Qu'il Veut chaque c
hose créée, bonne ou mauvaise, 'ce qu'Il a voulu a été et ce qu'Il n'a pas voulu n'a pas été'

9.Qu'Il Entend, Voit et P
arle sans parties corporelles [organes] ni instruments ; plutôt, Son Ouïe, Sa Vue et Sa Parole ne ressemblent en rien aux attributs ordinaires.

10.De même, Son
essence ne ressemble en rien aux essences ordinaires. 'Il n'y a rien qui lui ressemble, et Il est l'Auditant, le Voyant'


LES DIX CHOSES (MUSTAHILA) QU'IL EST IMPOSSIBLE QUE TU ACCEPTES SONT:

1.Que
la venue à l'existence à un moment précis est impossible pour Lui, Exalté soit-Il.

2.Que la non-existence est impossib
le pour Lui ; plutôt Il est de par Ses Attributs et Noms Pré-Existant, Subsistant, et Eternellement Existant, étant pour chaque être le Juge de ce qu'il a acquis. Il n y'a pas de premier avant Lui ni de dernier après Lui ; plutôt, 'Il est le Premier et le Dernier.'

3. Qu'il est
impossible qu'il y ait un autre Dieu que Lui : 'si il y avait d'autres dieux qu'Allah sur terre ou dans les cieux, ces derniers seraient en grand désordre'

4.Q
u'il est impossible qu'Il ne soit pas indépendant de toute Sa création, et impossible qu'Il ait besoin d'un quelconque associé dans Sa royauté.

5.Qu'il est imp
ossible qu'une affaire particulière détourne Son attention d'une autre dans Son Décret et Son Ordre.

6.Qu'il est imposs
ible qu'un endroit dans Ses cieux ou sur Sa terre ne le contienne ; plutôt, Il était avant la création du lieu.

7.Qu'il
est impossible qu'Il soit une substance ou un corps ou qu'Il ait une forme ou un aspect, ou que quoi que ce soit ne Lui ressemble ou qu'Il ait une ressemblance avec une chose ; plutôt, Il est l'Unique, le Subsistant éternellement par Lui-même, qui n'a pas engendré ni n'a été engendré, et qui n'a pas de semblable.

8.Q
u'il est impossible qu'un accident ou un événement ne Le change, ou qu'une défaillance ou un dégât ne Le touche.

9.Qu'i
l est impossible de Lui attribuer l'injustice ; plutôt l'ensemble de Son Décret est sagesse et justice.

10.Qu'il est im
possible qu'aucune des actions dans Sa création n'arrive sans Son Décret, Son acte de Création, et Sa Volonté ; plutôt : 'Les paroles de Ton Seigneur sont complètes dans leur vérité et leur justice, personne ne peut changer Ses paroles' ; 'Il guide qui Il veux et Il égare qui Il veut' ; 'Il n'est pas interrogé sur ce qu'Il fait, mais eux seront interrogés.'

LES DIX CHOSES, DONT L'EXISTENCE EST ETABLIE, QU'IL FAUT QUE TU ACCEPTES SONT:

1.Qu'Allah, exalté soit Il, a envoyé Se
s Prophètes et Ses Messagers à Ses serviteurs.

2.Qu'Il les a envoyés avec des s
ignes et Ses Livres.

3.Qu'Il a scellé l
a prophétie avec notre Prophète Muhammad, qu'Allah lui accorde la bénédiction et la paix.

4.Qu'Il a 'envoyé le Qur'an c
omme une guidée à l'humanité avec des preuves claires de sa guidée et le discernement.'

5.Que celui-ci est la parole d
e notre Seigneur, ni créé ni créatrice.

6.Que le Prophète, qu'Alla
h le bénisse et lui accorde la paix, a été véridique dans ce qu'il a dit.

7.Que sa loi (shari
'ah) abroge toutes les autres lois.

8.Q
ue le Jardin et le Feu sont réels.

9.Qu
'ils existent déjà, prêts pour les gens de la souffrance et ceux du bonheur.

10
.Que les anges sont réels ; certains d'entre eux notent et écrivent les actions des serviteurs, et d'autres sont des messagers d'Allah pour Ses Prophètes, et certains : 'des anges sévères et durs qui ne désobéissent pas à Allah dans ce qu'Il leur ordonne et font ce qu'Il leur commande.'

LES DIX CHOSES EN LESQUELLES NOUS CROYONS QUI VONT ARRIVER AVEC CERTITUDE SONT :

1.Que ce monde aura une fin e
t que 'tout ce qui est dessus viendra à son terme.'

2.Que les gens seront inter
rogés dans leurs tombes, qu'on leur accordera l'aise ou les tourments en rétribution.

3.Qu'Allah les rassemblera tous e
nsemble au Jour de la Résurrection ; ils reviendront comme ils étaient à l'origine.

4.Que le Jugement et la Balance son
t réels.

5.Que le Chemin (Sirat) qui s'
étend au dessus du Feu en direction du Jardin est réel.

6.Que le Bassin (Hawd)
est réel.

7.Que les gens du bel agir se
ront dans le bonheur dans le Jardin.

8.
Que les kafrirun seront dans le Feu exposés à une intense chaleur.

9.Que les cr
oyants verront Allah, le Puissant et Majestueux, avec leur vue réelle dans l'Autre Monde.

10.Qu'Allah Exalté punira par
le Feu quiconque Il veut des gens qui ont commis des péchés majeurs (kabira) parmi les croyants et qu'Il pardonnera à ceux qu'Il voudra parmi eux, et qu'Il les retirera du Feu pour les introduire dans le Jardin de par l'abondante générosité de Sa Miséricorde et l'intercession des Prophètes et des justes parmi Ses serviteurs, jusqu'à ce que nul autre que les kafirun ne demeurent dans le Feu ; 'Allah ne pardonne pas qu'on lui attribue des associés mais Il pardonne à qui Il veut pour moins que cela.'

wa Allahu 'Alam
.

# Posté le jeudi 11 mai 2006 17:58