L'epitre Du Tawhid (al-bajuri)

L'epitre Du Tawhid (al-bajuri)
Assalâmou`Alaykoum


L'EPITRE DU TAWHID


Par le Sheikh al-Islam, et Grand Sheikh d'al-Azhar



L'Imam Ibrahim al-Bajuri (d. 1277 AH)



Au Nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux.



Loué soit Allah, Seigneur des Mondes ; et que la paix et la bénédiction soient sur le Messager d'Allah (salallahu 'alaihi wa salam).


1. Introduction


Et maintenant, le nécessiteux de la miséricorde de son Seigneur Savant et Voyant, Ibrahim al-Bajuri le négligent à dit :
L'un de nos frères, (qu'Allah améliore nos états et nos affaires ainsi que les leurs) m'a demandé d'écrire un bon opuscule incluant les attributs du Maitre et leurs opposés, ce qui est possible à Son sujet (exalté soit Il !), ainsi que ce qui est nécessaire vis-à-vis des messagers, et ce qui est impossible et possible les concernant. Aussi, je lui ai répondu en cela et j'ai dit (par la grâce d'Allah) :



2. Au sujet de la Divinité

Il est obligatoire pour la personne responsable de ses actes de savoir ce qui est nécessaire, ce qui est impossible et ce qui est possible concernant Allah (Exalté soit-Il !).



Le Nécessaire et l'Impossible


L'Existence
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il!) l'Existence. Son opposé est la non-existence. La preuve en est l'existence des créatures.


La Prééternité
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il!) la Prééternité, ce qui signifie qu'Il (Exalté soit Il !) n'a pas de début. Son opposé est le fait d'avoir un début [la continence]. La preuve en est que s'Il avait été contingent, Il aurait été Lui-même dans le besoin d'un créateur, ce qui est impossible.


La Pérennité
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il!) la Pérennité, ce qui signifie qu'Il (Exalté soit Il !) n'a pas de fin. Son opposé est l'évanescence. La preuve en est que s'Il avait été évanescent, Il aurait été contingent, ce qui est impossible.


La Dissemblance
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il!) la Dissemblance des choses créées, ce qui signifie qu'Il (exalté soit Il !) n'est pas semblable aux choses créées. Par conséquent, Il n'a pas de mains, d'yeux, d'oreilles ou quoi que ce soit qui soit semblable aux attributs des choses créées. Son opposé est la ressemblance. La preuve en est que s'Il était comme les choses créées, Il serait Lui-même créé, ce qui est impossible.


La Subsistance par Lui-même
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il!) la Subsistance par Lui-même, ce qui signifie qu'Il (Exalté soit Il !) n'a pas besoin d'un lieu ou d'une détermination [par autrui]. Son opposé est le fait d'être dans le besoin d'un lieu ou d'une détermination. La preuve en est que s'Il avait été dans le besoin d'un lieu, Il aurait été un attribut, et Il est impossible qu'Il soit un attribut ; et s'Il avait été dans le besoin d'une détermination [par autrui], Il aurait été créé, et le fait qu'Il soit créé est impossible.


L'Unicité
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il!) l'Unicité dans Son essence, Ses attributs et Ses Actes. La signification de l'Unicité dans Son essence est le fait de ne pas être composé de parties. La signification de l'Unicité des attributs est le fait qu'Il n'a pas deux attributs ou plus d'un même genre, comme deux Puissances, etc., et qu'aucune autre chose n'a d'attributs qui ressemblent au Siens (Exalté soit Il !). La signification de l'Unicité des actes est que tous les actes n'appartiennent qu'à Lui. La preuve en est que s'Il avait été multiple, aucune créature n'aurait pu exister.


La Puissance
Est necessaire à Son sujet (Exalté soit Il!) la Puissance, qui est un attribut éternel qui subsiste dans Son entité (Exalté soit Il !) par lequel il amène les choses à l'existence ou les en fait disparaitre. Son opposé est l'impuissance. La preuve en est que s'Il était impuissant, aucune créature n'aurait pu exister.


La Volonté
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il!) la Volonté, qui est un attribut éternel qui subsiste dans Son entité (Exalté soit Il !) par lequel Il détermine pour une potentialité son existence effective ou sa non existence, son indépendance ou sa dépendance, sa science ou son ignorance, etc. Son opposé est la contrainte. La preuve en est que s'Il était contraint, Il aurait été impuissant, et il est impossible qu'Il soit impuissant.


La Science
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il!) la Science, qui est un attribut éternel qui subsiste dans Son entité (Exalté soit Il !) par lequel Il sait toute chose. Son opposé est l'ignorance. La preuve en est que s'Il avait été ignorant, Il n'aurait pu être doué de Volonté, ce qui est impossible.


La Vie
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il!) la Vie, qui est un attribut éternel qui subsiste dans Son entité (Exalté soit Il !) qui valide le fait qu'on doive lui attribuer la Science et les autres Attributs. Son opposé est la mort. La preuve en est que s'Il était mort, Il ne serait pas Puissant, Voulant, ou Savant, ce qui est impossible.


L'Ouï et la Vue
Sont nécessaires à Son sujet (Exalté soit Il!) l'Ouï et la Vue, qui sont deux attributs éternels qui subsistent dans Son entité (Exalté soit Il !) et par lesquels les existants sont dévoilés. Leurs opposés sont la surdité et la cécité. La preuve en est Sa parole (Exalté soit-Il !) : «Et Il est l'Audiant, le Voyant » (17:1; 40:20,56; 42:11).


La Parole
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit-Il !) la Parole, qui est un attribut éternel qui subsiste dans son entité (Exalté soit-Il) qui n'est composée ni de mots ni de lettres. Son opposé est le mutisme. La preuve en est Sa parole (Exalté soit-Il!), « Et Allah a véritablement parlé à Mussa » (4:164)


Le fait qu'Il soit Puissant
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il) le fait d'être Puissant. Son opposé est le fait d'être impuissant. La preuve est celle de la Puissance.


Le fait qu'Il soit Voulant
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il) le fait qu'Il soit Voulant. Son opposé est le fait d'être contraint. La preuve est celle de la Volonté.

Le fait d'être Savant
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il) le fait qu'Il soit Savant. Son opposé est le fait d'être ignorant. La preuve est celle de la Science.


Le fait qu'Il soit Vivant
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il) le fait qu'Il soit Vivant. Son opposé est le fait d'être mort. La preuve est celle de la Vie.

Le fait qu'Il soit Audiant et Voyant
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il) le fait qu'Il soit Audiant et Voyant. Leurs opposés sont le fait d'être sourd et le fait d'être aveugle. La preuve est celle de l'Ouï et de la Vue.


Le fait qu'Il soit Parlant
Est nécessaire à Son sujet (Exalté soit Il) le fait qu'Il soit Parlant. Son opposé est le fait d'être muet. La preuve est celle de la Parole.



Le Possible




Accomplir toute chose possible
Ce qui est possible à Son sujet (Exalté soit Il!) est le fait d'accomplir ou de délaisser toute chose possible. La preuve en est que si le fait de faire une chose ou de délaisser son accomplissement était nécessaire pour Lui (Exalté et glorifié), cette chose deviendrait nécessaire ou impossible, ce qui est impossible.




3. Au sujet de la Prophétie



Le Nécessaire et l'Impossible

La Véridicité
Est nécessaire concernant les Messagers (paix et salutation sur eux) la Véridicité. Son opposé est le mensonge. La preuve en est que s'il leur était possible de mentir, la parole d'Allah (les concernant) aurait elle même été mensonge, ce qui est impossible.


La Loyauté
Est nécessaire les concernant (paix et salutations sur eux) la Loyauté. Son opposé est la trahison. La preuve de cela est que s'il leur était possible de trahir par l'accomplissement d'un acte interdit ou déconseillé, il nous aurait été ordonné d'en faire de même, et il n'est pas possible qu'on nous ordonne une chose interdite ou déconseillée.


La Transmission
Est nécessaire les concernant (paix et salutations sur eux) la Transmission de ce qui leur a été ordonné de transmettre à la création. Son opposé est la dissimulation. La preuve de cela est que s'il leur était possible de dissimuler de ce qu'il leur a été ordonné de transmettre, il nous aurait alors été ordonné de procéder de même et de dissimuler la science, et ce n'est pas possible car celui qui cache une science est maudit (de Dieu).




L'Intelligence
Est nécessaire les concernant (paix et salutations sur eux) l'Intelligence. Son opposé est la stupidité. La preuve en est que s'ils étaient dépourvus d'intelligence, ils n'auraient pas été capable de réfuter leurs détracteurs, ce qui est impossible car le Qur'an a rapporté en maints endroit leur réfutations des détracteurs.





Le Possible


Les Conditions Humaines
Sont possibles les concernant (paix et salutations sur eux) les conditions humaines qui n'impliquent pas une déficience dans leur degré élevé, comme la maladie etc. La preuve en est l'observation que ces conditions se sont bien appliquées à eux (paix et salutations sur eux).



4. Conclusion: Questions Diverse.



La Lignée du Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) du coté de son père et du coté de sa mère.

Quant à sa lignée du coté de son père, il est notre suzerain Muhammad fils de `Abd Allah, fils de `Abd al-Muttalib, fils de Hashim, fils de `Abd Manaf, fils de Qusayy, fils de Kilab, fils de Murrah, fils de Ka`b, fils de Lu'ayy, fils de Ghalib, fils de Fihr, fils de Malik, fils de al-Nadr, fils de Kinanah, fils de Khuzaymah, fils de Mudrikah, fils de Ilyas, fils de Mudar, fils de Nizar, fils de Ma`add, fils de `Adnan. Puis de lui jusqu'à Adam (paix et salut sur lui) il n'y a pas de chaine de transmission authentique qui nous a été rapportée.
Quant à sa lignée du coté de sa mère, il est notre suzerain Muhammad fils de Aminah, fille Wahb, fils de `Abd Manaf, fils de Zuhrah, fils de Kilab. Puis elle rejoint la lignée de son père.



Quelques questions sur l'Au Delà




Est également parmi ce qui est nécessaire de connaitre est le Bassin, et le fait qu'il (paix et bénédictions d'Allah sur lui) intercède au jour du jugement, et que cette intercession est unique et propre à lui (paix et bénédiction d 'Allah sur lui).



Les Messagers qu'il est nécessaire de connaitre.


Sont également parmi ce qui est nécessaire de savoir en particulier les Messagers mentionnés dans le Qur'an, quant aux autres, il n'est nécessaire que de les connaitre en général. Quelqu'un a versifié les prophètes qu'il est nécessaire de connaitre:



Ils commencent par Adam, puis Idris, Nuh et Hud aussi
Et aussi Salih et Ibrahim sont inclus, oui!
Les Prophètes Loth et Isma'il, Ish'aq et Ya'qub,
Puis Yusuf, le beau, l'inébranlable Ayyub
Shu'ayb, Harun, puis Musa, les deux frères
Al-Yasa', Dhul l-Kifl, Dawud, Sulayman et les autres.
Ilyas, et Yunus, Zakariyya et le reste
Yahya, 'Isa, et Muhammad leur maitre.




Les Meilleurs Générations


Est également parmi ce qui est nécessaire de croire le fait que sa génération (paix et bénédiction d'Allah sur lui) est la meilleure, puis la suivante, puis la suivante.




Les Enfants du Prophète (Paix et Bénédictions d'Allah sur Lui et Sa Famille)


Tout individu doit connaître ses enfants (paix et bénédiction d'Allah sur lui). Ils sont au nombre de sept (selon l'avis correct) : notre maître Qasim, notre dame Zaynab, notre dame Ruqayyah, notre dame Fatimah, notre dame Umm Kulthum, notre maitre 'Abd Allah, connu sous le nom du Bon et Pur, et notre maître Ibrahim. Ils sont tous de notre dame Khadijah la Grande, excepté notre maître Ibrahim qui est de Mariyah la Copte.





Ceci conclut ce qu'Allah (Exalté soit-Il !) nous a facilité par Sa providence et Sa générosité.
Louange à Allah, Seigneur des mondes, et qu'Allah bénisse et salue notre Suzerain Muhammad, sa famille et ses compagnons.

Source : islam-sunnite

Wassalâm
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 26 mars 2009 08:22

Le forum des Fuqara

Le forum des Fuqara
Assalamou'Alaykoum wa RahmatAllahi wa Barakatouh fouqara/Faqirate !

Venez nous rejoindre sur le forum
FUQARA

Et n'oubliez pas de voter pour nous inshaAllah !

JAzakoum Allahou khayran

Wassalam
# Posté le jeudi 19 juillet 2007 04:06
Modifié le vendredi 17 août 2007 05:33

Venez voter !!!

Venez voter !!!
# Posté le vendredi 14 juillet 2006 08:24

La Sincérité (an Nawawi)

La Sincérité (an Nawawi)
De l'obligation de faire montre de désintéressement et
de purifier son intention en accomplissant une oeuvre en public ou en secret.


Extrait du Kitab al Adhkar de l'imam an Nawawi


Dieu — exalté soit-Il — a di
t :

On leur avait seulement
ordonné d'adorer Dieu en vrais croyants qui Lui rendent un culte pur. (Cor. 98, 5).

Il a
dit également :

Ni leur cha
ir, ni leur sang ne vous vaudront (la Faveur) de Dieu (litt : n'atteindront Dieu) ; mais votre crainte révérentielle vous vaudra Sa Faveur. (Cor. 22, 37).

Ibn 'Abbâs — que Dieu
soit satisfait de lui — explique ainsi ce dernier verset : mais ce sont vos intentions qui vous vaudront Ses Faveurs (litt : qui L'atteindront).

Notr
e maître, l'imâm, le traditionniste abû al-Baqâ' Khâlid b. Yûssuf nous a rapporté un hadîth dont la chaîne de transmetteurs remonte jusqu'à 'Umar b. al-Khattâb — que Dieu soit satisfait de lui — et dont voici la teneur :

«L'Envoyé de Die
u — sur lui la grâce et la paix — (nous) a dit : Ce sont les intentions qui valorisent les actes, et chaque individu n'obtient que ce qui est conforme à son intention. Ainsi, celui qui a émigré pour (plaire à) Dieu et (à) Son Envoyé se verra compter son Hégire comme telle. Quant à celui qui a émigré pour acquérir un bien de ce monde ou pour prendre femme, son émigration n'aura d'autre valeur que celle du but qu'il se proposait.»


L'aut
henticité et l'importance capitale de ce hadîth sont unanimement reconnues. Il s'agit en effet d'un des hadîths fondamentaux de l'Islam que les anciens (al-salaf) et leurs successeurs (al-khalaf) — que Dieu leur fasse miséricorde — aimaient à mettre en exergue de leurs textes, afin d'avertir le lecteur de l'importance de l'intention et l'inviter à être vigilant à cet égard.

De même, les anci
ens maîtres et leurs successeurs faisaient précéder leurs ouvrages de ce hadîth, pour attirer l'attention de leurs lecteurs sur l'importance de la pureté d'intention et pour les inviter à méditer sur ce sujet.

O
n a rapporté également ces propos d'ibn 'Abbâs — que Dieu soit satisfait du père et du fils — :

«
Tout homme est préservé en fonction de la pureté de son intention

D'a
utres ont pu dire :

«
Les gens reçoivent (les faveurs de Dieu) en fonction de la pureté de leur intention.»

Nous rapportons ces propos de l'illustre maître abû 'Alî al-Fudayl b. 'Iyâdh — que Dieu soit satisfait de lui — :


«Ab
andonner les oeuvres par crainte (du regard) des gens relève de l'ostentation, et agir en fonction des gens tient déjà du polythéisme. Aussi ta sincérité ne devient effective, que lorsque Dieu te délivre de ces deux infamies.»


L'imâm al-Hârith al-Muhâsibî — que Dieu lui fasse miséricorde — avait coutume de dire :

«
L'homme sincère est celui qui, pour préserver son coeur, ne se soucie guère de perdre l'estime des créatures, ni n'aime que les gens aient connaissance de la moindre de ses bonnes actions et qui ne déteste pas de les voir connaître les mauvaises.»

De son
côté Hudayfa al-Mar'ashi — que Dieu lui fasse miséricorde disait :

«La
pureté de l'intention consiste en ce que les actes du serviteur soient les mes en public qu'en privé.»

No
us rapportons ces propos de l'im, du maître, abû al-Qâssim al Qushayri — que Dieu lui fasse miséricorde — :

«L
a fidélité consiste à n'obéir exclusivement qu'à Dieu — qu'Il soit glorifié et exalté — c'est-à-dire que par son obéissance le serviteur cherche uniquement à se rapprocher de Dieu —exalté soit-Il — à l'exclusion de toute autre chose, comme le fait de simuler la piété (en vue de) plaire à une créature, ou pour s'acquérir l'estime des gens, ou pour rechercher leurs éloges, ou quelque autre chose qui n'ait pas pour but la volonté de se rapprocher de Dieu.»

Pour sa part, l'illus
tre maître abû Muhammad Sahl b. 'abd-Allah al-Tustari — que Dieu soit satisfait de lui — a dit :

«Les gens doués
d'intelligence qui ont tenté de définir le désintéressement, n'ont trouvé que cette formule : Que l'action et la pensée du serviteur soient consacrées intérieurement et extérieurement à Dieu — exalté soit-Il — sans laisser la moindre part aux penchants ou aux désirs de l'âme, ni aux séductions mondaines.»

Nous rappor
tons également ces propos du Maître abû 'Ali al-Daqqâq — que Dieu soit satisfait de lui — :

«La pureté de l'intentio
n consiste à se garder de prendre les créatures en compte (litt : observer). La sincérité consiste à se purifier en n'obéissant pas à l'âme charnelle. Ainsi, l'homme désintéressé ne connaît pas l'ostentation et l'homme sincère ignore la vanité.»

On rapporte également ces pro
pos de Dhû al-Nûn al-Misrî — que Dieu lui fasse miséricorde — :

«Il
est trois choses qui témoignent de la pureté de l'intention : l'indifférence à l'éloge ou au blâme des gens du commun ; l'oubli de se voir en train d'accomplir une oeuvre pie, au moment même où on l'accomplit et le souci de se voir rétribuer de ses oeuvres dans l'autre monde.»

De mê
me, nous rapportons ces propos d'al-Qushayri — que Dieu lui fasse miséricorde — :

«Le
minimum de la sincérité c'est de rendre l'intérieur identique à l'extérieur.»

De son côté Sahl
al-Tustari disait :

«Le parfum de la sincérité ne
saurait être respiré par un serviteur qui se montre complaisant avec lui-même ou avec autrui.»


Les propos des maître
s sur ce sujet sont innombrables, mais ce que j'en ai mentionné devrait suffire à qui bénéficie de l'Assistance divine.


cliquez ici pour rejoindre le site inshâALLAH
# Posté le jeudi 11 mai 2006 19:17
Modifié le samedi 13 mai 2006 08:52

Invocations après la Prière (an Nawawi)

Invocations après la Prière (an Nawawi)
Extrait du Livre des Invocations (Kitab al Adhkar) de l'imam al-Nawawi.

Les savants sont d'accord pour recommander le dhikr après la prière. Il existe, d'ailleurs, de nombreux hadîths authentiques sur les différentes formes de dhikr à faire dans ce cas. Nous allons en donner ici quelques-uns parmi les plus importants.

Nous extrayons des «Sunnans» de Tirmidhî, ce hadîth d'abû Umâma — que Dieu soit satisfait de lui — :
«On demanda à l'Envoyé de Dieu — sur lui la grâce et la paix — à quel moment les invocations étaient le plus facilement exaucées. Il répondit : Au plus profond de la nuit (avant l'appari*tion de l'aube) et juste après l'accomplissement des prières prescrites.»
Tirmidhî précise que c'est un hadîth fiable.

Nous rapportons aussi des «Sahîhs» de Bukhârî et de Muslim, ces pro*pos d' ibn 'Abbâs — que Dieu soit satisfait de lui — :
«Je savais que l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — avait terminé sa prière lorsque je l'entendais répéter le takbîr.»
Dans la version de Muslim, il est dit : Nous savions au lieu de : Je savais.

Et dans un autre hadîth des «Sahîhs», ibn 'Abbas — que Dieu soit satisfait de lui — rapporte «qu'à l'époque de l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — on élevait la voix pour le dhikr quand les gens commençaient à se disperser après la prière prescrite.» Ibn 'Abbâs ajoute : «Je connaissais le moment où ils se dispersaient en entendant le dhikr.»

Nous extrayons également du «Sahîh» de Muslim, ces propos de Thawbân — que Dieu soit satisfait de lui — : «Lorsqu'il terminait sa prière, l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — demandait pardon à Dieu à trois reprises, puis il ajoutait : «Seigneur, Tu es la Paix, c'est de Toi que vient la Paix, béni sois-Tu, ô Toi qui es emprunt de Majesté et de Générosité !»

On demanda à al-Awzâ'î, l'un des rapporteurs de ce hadîth : «Comment demander pardon ? Il répondit : [Il te suffit de] dire : Je demande pardon à Dieu !»

Nous rapportons également des «Sahîhs» de Bukhârî et de Muslim, ces paroles d'al-Mughîra b. Shu'ba — que Dieu soit satisfait de lui — : «Lorsqu'il terminait sa prière, l'Envoyé de Dieu— que Dieu lui accorde la grâce et la paix — prononçait ces mots : Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique qui n'a pas d'associé. A Lui appartiennent la Royauté et la louange et Il est Omnipotent. Seigneur, ce que Tu as donné nul ne peut l'empêcher (de parvenir à destina*tion) et ce que Tu retiens, nul ne peut l'accorder, et le sort, sans Ton consente*ment (litt : à Tes dépens) ne saurait être favorable à l'homme chanceux.»


Nous extrayons également du «Sahîh» de Muslim, que selon 'abd-Allâh b. al-Zubayr — que Dieu soit satisfait du père et du fils — «l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — avait coutume de répéter après les salutations finales de chaque prière : «Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique qui n'a pas d'associé : [c'est] à Lui [qui appartiennent la Royauté et la louan*ge et Il est Omnipotent. Il n'y a de force et de puissance que par Dieu! Il n'y a de dieu que Dieu et nous n'adorons que Lui. C'est à Lui qu'appartiennent la grâce et les bienfaits, à Lui que revient le meilleur éloge ! Il n'y a de dieu que Dieu ; nous Lui consacrons notre religion, n'en déplaise aux mécréants.»

Nous rapportons des «Sahîhs» de Bukhârî et de Muslim, ces propos d'abû Hurayra — que Dieu soit satisfait de lui — : «Les émigrés (Mekkois) qui connaissaient le Coran vinrent se plaindre auprès de l'Envoyé de Dieu —que Dieu lui accorde la grâce et la paix — en lui disant : Les gens fortunés se sont accaparés les degrés les plus élevés [en Paradis] et les délices éternels ; ils prient comme nous, jeûnent comme nous, mais ils ont des surplus d'argent qui leur permettent d'accomplir le pèlerinage ou la 'umra, de participer au combat et de faire des aumônes ! Il leur dit alors : Voulez-vous que je vous enseigne un moyen de rattraper ceux qui vous ont précédés et de dépasser ceux dont le mérite est inférieur au vôtre ( litt : qui viennent après vous), et grâce auquel nul n'aura plus de mérite que vous, si ce n'est celui qui en réci*tera autant que vous ? Ils répondirent : Certes, ô Envoyé de Dieu ! Le Prophète leur dit alors : Vous répéterez trente trois fois à la fin de chaque prière : Gloire à Dieu, louange à Dieu et Dieu est le plus Grand. Et Dieu est le plus Savant.»

Nous rapportons également du «Sahîh» de Muslim, ces paroles de l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — transmises par Ka'b b. 'Ujra — que Dieu soit satisfait de lui — «Il est des formules consécu*tives [aux prières], telles que celui qui les répète à la fin de chaque prière prescrite ne sera jamais déçu : trente-trois fois gloire à Dieu, trente-trois fois louange à Dieu et trente-trois fois : Dieu est le plus Grand.»

Nous rapportons également du «Sahîh» de Muslim ces paroles de l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — transmises par abû Hurayra — que Dieu soit satisfait de lui — : «Celui qui, à la fin de chaque prière glorifie Dieu trente-trois fois, Le loue trente-trois fois, proclame Sa grandeur trente-trois fois, puis ajoute enfin : il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique qui n'a pas d'associé, c'est à Lui que reviennent la Royauté et la louange et Il est Omnipotent, se verra pardonner tous ses péchés, quand bien même ils seraient aussi nombreux que l'écume de la mer.»

Nous extrayons également du «Sahîh» de Bukhârî, au début du chapitre sur la guerre sainte, ces paroles de Sa'd b. abî Waqqâs — que Dieu soit satisfait de lui — : «A la fin de chaque prière, l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — demandait la protection de Dieu (ta'awwudh) en ces termes : Seigneur, je Te demande de me préserver de la lâcheté, d'être ramené à un âge avilissant, de la séduction de ce bas-monde et du châtiment de la tombe !»

Nous extrayons également des «Sunans» d'abû Dawud, de Tirmidhî et de Nassâ'î, ces propos de 'abd-Allâh b. 'Amr— que Dieu soit satisfait du père et du fils — : «Le Prophète — que Dieu lui accorde la grâce et la paix —a dit : Il est deux oeuvres (ou deux vertus), aisées à mettre en pratique, mais auxquelles bien peu s'adonnent et qui vaudront à tout serviteur musulman qui s'applique à les pratiquer régulièrement, d'entrer au Paradis. Elles consis*tent, à la fin de chaque prière, à glorifier Dieu — exalté soit-Il — dix fois, à Le louer dix fois et à Le magnifier dix fois. Ce qui fait en tout cent cinquante mots à prononcer avec sa langue, mais qui en vaudront quinze cents dans la balance. Et si, lorsqu'il se met au lit, le serviteur proclame encore trente-quatre fois la grandeur de Dieu, Le loue trente-trois fois et Le glorifie trente-trois fois, il aura répété cent mots qui lui en vaudront mille dans la balance. ('Abd-Allâh précise : J'ai moi-même vu l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — compter ces formules sur ses doigts et il pour*suit le hadîth.) Les gens demandèrent alors : O Envoyé de Dieu, comment se fait-il que des oeuvres aisées à accomplir ne soient mises en pratique que par peu de gens ? Il leur répondit : C'est parce que Satan vous rend visite pen*dant votre sommeil et vous endort avant d'avoir répété ces formules ; il vous visite également en prière pour vous rappeler des affaires mondaines, vous empêchant ainsi de les répéter [après la prière].»

La chaîne des transmetteurs de ce hadîth est sûre, à l'exception de 'Atâ' b. al-Sâ'ib qui ne fait pas l'unanimité, car il lui arrive de mélanger plusieurs hadîths entre eux. Toutefois, Ayyûb al-Sikhtiyânî affirme la validité de la transmission en ce qui concerne ce hadîth.

Nous trouvons chez les mêmes auteurs et chez d'autres, ces propos de 'Uqba b. 'Amir— que Dieu soit satifait de lui — : «L'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — m'a ordonné de réciter les deux der*nières sourates du Coran, appelées «les Protectrices» (al-Mu'awidhatayn) à la fin de chaque prière.» Dans la version d'abû Dâwûd, il est question : «des trois dernières sourates.»

Nous extrayons également des «Sunans» d'abû Dâwûd et de Nassâ'î, la chaîne des transmetteurs étant fiable, ces propos de Mu'âdh— que Dieu soit satisfait de lui — : «L'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — me prit par la main et me dit : O Mu'âdh, par Dieu, certes je t'aime ! puis il ajouta : Je te recommande, ô Mu'âdh, de dire régulièrement à la fin de chaque prière : Seigneur, aide-moi à me rappeler de Toi (ou encore : à Te mentionner), à Te remercier et à T'adorer le mieux possible.»


Nous extrayons aussi du livre d'ibn al-Sunnî, ce hadîth d'Anas — que Dieu soit satisfait de lui — : «Lorsqu'il terminait sa prière, l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — se passait la main droite sur le front puis il disait : Je témoigne qu'il n'y a de dieu que Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Seigneur, éloigne de moi le souci et l'abattement !»

Nous trouvons chez le même auteur, ces propos d'abû Umâma — que Dieu soit satisfait de lui — : «Chaque fois que je m'approchais de l'Envoyé de Dieu que Dieu lui accorde la grâce et la paix — alors qu'il treminait une prière prescrite ou surérogatoire, je l'entendais dire : Seigneur, pardonne-moi tous mes péchés et toutes mes fautes. Seigneur, réconforte-moi, viens à mon secours et mène-moi [à la pratique] des meilleures oeuvres et [à l'acquisition] du plus noble des caractères, car nul en dehors de Toi, ne guide vers ce qu'ils ont de meilleur, et ne préserve de ce qu'ils ont de pire.»

Nous trouvons chez le même auteur, ces paroles d'abû Sa'îd al-Khudrî— que Dieu soit satisfait de lui — : «Lorsqu'il terminait sa prière, le Prophète— que Dieu lui accorde la grâce et la paix — disait, (mais j'ignore si c'était avant ou après la salutation finale) : Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la Toute-Puissance, — exalté soit-Il — au-delà de ce qu'ils Lui attribuent ! La Paix soit sur les Envoyés et louange à Dieu, le Seigneur des mondes.» Cor. (37, 180-182)

Nous trouvons chez le même auteur, ces propos d'Anas — que Dieu soit satisfait de lui — :«Lorsqu'il terminait sa prière, le Prophète — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — disait : Seigneur, fais de la fin de ma vie la meilleure partie de celle-ci, fais de mes oeuvres ultimes les meilleures d'entre elles et fais que le meilleur de mes jours soit celui où je Te rencontrerai.»

Nous trouvons chez le même auteur, ces propos d'abû Bakra— que Dieu soit satisfait de lui — : «L'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — disait à la fin de la prière : Seigneur, préserve-moi de la mécréance, de l'indigence et du châtiment de la tombe.»

Nous rapportons enfin ce hadîth transmis par Fudâla b. 'Ubayd— que Dieu soit satisfait de lui — avec une chaîne de transmetteurs faible : «L'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — a dit : Lorsque l'un de vous [entame] sa prière, qu'il commence par louer Dieu et par Le remercier, puis qu'il invoque Sa grâce sur le Prophète ; ensuite il fera les invocations de son choix.»


cliquez ici pour rejoindre le site inshâALLAH
# Posté le jeudi 11 mai 2006 19:14
Modifié le samedi 13 mai 2006 08:56