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# Posté le jeudi 19 juillet 2007 04:06
Modifié le vendredi 17 août 2007 05:33

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# Posté le vendredi 14 juillet 2006 08:24

La Sincérité (an Nawawi)

La Sincérité (an Nawawi)
De l'obligation de faire montre de désintéressement et
de purifier son intention en accomplissant une oeuvre en public ou en secret.


Extrait du Kitab al Adhkar de l'imam an Nawawi


Dieu — exalté soit-Il — a di
t :

On leur avait seulement
ordonné d'adorer Dieu en vrais croyants qui Lui rendent un culte pur. (Cor. 98, 5).

Il a
dit également :

Ni leur cha
ir, ni leur sang ne vous vaudront (la Faveur) de Dieu (litt : n'atteindront Dieu) ; mais votre crainte révérentielle vous vaudra Sa Faveur. (Cor. 22, 37).

Ibn 'Abbâs — que Dieu
soit satisfait de lui — explique ainsi ce dernier verset : mais ce sont vos intentions qui vous vaudront Ses Faveurs (litt : qui L'atteindront).

Notr
e maître, l'imâm, le traditionniste abû al-Baqâ' Khâlid b. Yûssuf nous a rapporté un hadîth dont la chaîne de transmetteurs remonte jusqu'à 'Umar b. al-Khattâb — que Dieu soit satisfait de lui — et dont voici la teneur :

«L'Envoyé de Die
u — sur lui la grâce et la paix — (nous) a dit : Ce sont les intentions qui valorisent les actes, et chaque individu n'obtient que ce qui est conforme à son intention. Ainsi, celui qui a émigré pour (plaire à) Dieu et (à) Son Envoyé se verra compter son Hégire comme telle. Quant à celui qui a émigré pour acquérir un bien de ce monde ou pour prendre femme, son émigration n'aura d'autre valeur que celle du but qu'il se proposait.»


L'aut
henticité et l'importance capitale de ce hadîth sont unanimement reconnues. Il s'agit en effet d'un des hadîths fondamentaux de l'Islam que les anciens (al-salaf) et leurs successeurs (al-khalaf) — que Dieu leur fasse miséricorde — aimaient à mettre en exergue de leurs textes, afin d'avertir le lecteur de l'importance de l'intention et l'inviter à être vigilant à cet égard.

De même, les anci
ens maîtres et leurs successeurs faisaient précéder leurs ouvrages de ce hadîth, pour attirer l'attention de leurs lecteurs sur l'importance de la pureté d'intention et pour les inviter à méditer sur ce sujet.

O
n a rapporté également ces propos d'ibn 'Abbâs — que Dieu soit satisfait du père et du fils — :

«
Tout homme est préservé en fonction de la pureté de son intention

D'a
utres ont pu dire :

«
Les gens reçoivent (les faveurs de Dieu) en fonction de la pureté de leur intention.»

Nous rapportons ces propos de l'illustre maître abû 'Alî al-Fudayl b. 'Iyâdh — que Dieu soit satisfait de lui — :


«Ab
andonner les oeuvres par crainte (du regard) des gens relève de l'ostentation, et agir en fonction des gens tient déjà du polythéisme. Aussi ta sincérité ne devient effective, que lorsque Dieu te délivre de ces deux infamies.»


L'imâm al-Hârith al-Muhâsibî — que Dieu lui fasse miséricorde — avait coutume de dire :

«
L'homme sincère est celui qui, pour préserver son coeur, ne se soucie guère de perdre l'estime des créatures, ni n'aime que les gens aient connaissance de la moindre de ses bonnes actions et qui ne déteste pas de les voir connaître les mauvaises.»

De son
côté Hudayfa al-Mar'ashi — que Dieu lui fasse miséricorde disait :

«La
pureté de l'intention consiste en ce que les actes du serviteur soient les mes en public qu'en privé.»

No
us rapportons ces propos de l'im, du maître, abû al-Qâssim al Qushayri — que Dieu lui fasse miséricorde — :

«L
a fidélité consiste à n'obéir exclusivement qu'à Dieu — qu'Il soit glorifié et exalté — c'est-à-dire que par son obéissance le serviteur cherche uniquement à se rapprocher de Dieu —exalté soit-Il — à l'exclusion de toute autre chose, comme le fait de simuler la piété (en vue de) plaire à une créature, ou pour s'acquérir l'estime des gens, ou pour rechercher leurs éloges, ou quelque autre chose qui n'ait pas pour but la volonté de se rapprocher de Dieu.»

Pour sa part, l'illus
tre maître abû Muhammad Sahl b. 'abd-Allah al-Tustari — que Dieu soit satisfait de lui — a dit :

«Les gens doués
d'intelligence qui ont tenté de définir le désintéressement, n'ont trouvé que cette formule : Que l'action et la pensée du serviteur soient consacrées intérieurement et extérieurement à Dieu — exalté soit-Il — sans laisser la moindre part aux penchants ou aux désirs de l'âme, ni aux séductions mondaines.»

Nous rappor
tons également ces propos du Maître abû 'Ali al-Daqqâq — que Dieu soit satisfait de lui — :

«La pureté de l'intentio
n consiste à se garder de prendre les créatures en compte (litt : observer). La sincérité consiste à se purifier en n'obéissant pas à l'âme charnelle. Ainsi, l'homme désintéressé ne connaît pas l'ostentation et l'homme sincère ignore la vanité.»

On rapporte également ces pro
pos de Dhû al-Nûn al-Misrî — que Dieu lui fasse miséricorde — :

«Il
est trois choses qui témoignent de la pureté de l'intention : l'indifférence à l'éloge ou au blâme des gens du commun ; l'oubli de se voir en train d'accomplir une oeuvre pie, au moment même où on l'accomplit et le souci de se voir rétribuer de ses oeuvres dans l'autre monde.»

De mê
me, nous rapportons ces propos d'al-Qushayri — que Dieu lui fasse miséricorde — :

«Le
minimum de la sincérité c'est de rendre l'intérieur identique à l'extérieur.»

De son côté Sahl
al-Tustari disait :

«Le parfum de la sincérité ne
saurait être respiré par un serviteur qui se montre complaisant avec lui-même ou avec autrui.»


Les propos des maître
s sur ce sujet sont innombrables, mais ce que j'en ai mentionné devrait suffire à qui bénéficie de l'Assistance divine.


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# Posté le jeudi 11 mai 2006 19:17
Modifié le samedi 13 mai 2006 08:52

Invocations après la Prière (an Nawawi)

Invocations après la Prière (an Nawawi)
Extrait du Livre des Invocations (Kitab al Adhkar) de l'imam al-Nawawi.

Les savants sont d'accord pour recommander le dhikr après la prière. Il existe, d'ailleurs, de nombreux hadîths authentiques sur les différentes formes de dhikr à faire dans ce cas. Nous allons en donner ici quelques-uns parmi les plus importants.

Nous extrayons des «Sunnans» de Tirmidhî, ce hadîth d'abû Umâma — que Dieu soit satisfait de lui — :
«On demanda à l'Envoyé de Dieu — sur lui la grâce et la paix — à quel moment les invocations étaient le plus facilement exaucées. Il répondit : Au plus profond de la nuit (avant l'appari*tion de l'aube) et juste après l'accomplissement des prières prescrites.»
Tirmidhî précise que c'est un hadîth fiable.

Nous rapportons aussi des «Sahîhs» de Bukhârî et de Muslim, ces pro*pos d' ibn 'Abbâs — que Dieu soit satisfait de lui — :
«Je savais que l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — avait terminé sa prière lorsque je l'entendais répéter le takbîr.»
Dans la version de Muslim, il est dit : Nous savions au lieu de : Je savais.

Et dans un autre hadîth des «Sahîhs», ibn 'Abbas — que Dieu soit satisfait de lui — rapporte «qu'à l'époque de l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — on élevait la voix pour le dhikr quand les gens commençaient à se disperser après la prière prescrite.» Ibn 'Abbâs ajoute : «Je connaissais le moment où ils se dispersaient en entendant le dhikr.»

Nous extrayons également du «Sahîh» de Muslim, ces propos de Thawbân — que Dieu soit satisfait de lui — : «Lorsqu'il terminait sa prière, l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — demandait pardon à Dieu à trois reprises, puis il ajoutait : «Seigneur, Tu es la Paix, c'est de Toi que vient la Paix, béni sois-Tu, ô Toi qui es emprunt de Majesté et de Générosité !»

On demanda à al-Awzâ'î, l'un des rapporteurs de ce hadîth : «Comment demander pardon ? Il répondit : [Il te suffit de] dire : Je demande pardon à Dieu !»

Nous rapportons également des «Sahîhs» de Bukhârî et de Muslim, ces paroles d'al-Mughîra b. Shu'ba — que Dieu soit satisfait de lui — : «Lorsqu'il terminait sa prière, l'Envoyé de Dieu— que Dieu lui accorde la grâce et la paix — prononçait ces mots : Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique qui n'a pas d'associé. A Lui appartiennent la Royauté et la louange et Il est Omnipotent. Seigneur, ce que Tu as donné nul ne peut l'empêcher (de parvenir à destina*tion) et ce que Tu retiens, nul ne peut l'accorder, et le sort, sans Ton consente*ment (litt : à Tes dépens) ne saurait être favorable à l'homme chanceux.»


Nous extrayons également du «Sahîh» de Muslim, que selon 'abd-Allâh b. al-Zubayr — que Dieu soit satisfait du père et du fils — «l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — avait coutume de répéter après les salutations finales de chaque prière : «Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique qui n'a pas d'associé : [c'est] à Lui [qui appartiennent la Royauté et la louan*ge et Il est Omnipotent. Il n'y a de force et de puissance que par Dieu! Il n'y a de dieu que Dieu et nous n'adorons que Lui. C'est à Lui qu'appartiennent la grâce et les bienfaits, à Lui que revient le meilleur éloge ! Il n'y a de dieu que Dieu ; nous Lui consacrons notre religion, n'en déplaise aux mécréants.»

Nous rapportons des «Sahîhs» de Bukhârî et de Muslim, ces propos d'abû Hurayra — que Dieu soit satisfait de lui — : «Les émigrés (Mekkois) qui connaissaient le Coran vinrent se plaindre auprès de l'Envoyé de Dieu —que Dieu lui accorde la grâce et la paix — en lui disant : Les gens fortunés se sont accaparés les degrés les plus élevés [en Paradis] et les délices éternels ; ils prient comme nous, jeûnent comme nous, mais ils ont des surplus d'argent qui leur permettent d'accomplir le pèlerinage ou la 'umra, de participer au combat et de faire des aumônes ! Il leur dit alors : Voulez-vous que je vous enseigne un moyen de rattraper ceux qui vous ont précédés et de dépasser ceux dont le mérite est inférieur au vôtre ( litt : qui viennent après vous), et grâce auquel nul n'aura plus de mérite que vous, si ce n'est celui qui en réci*tera autant que vous ? Ils répondirent : Certes, ô Envoyé de Dieu ! Le Prophète leur dit alors : Vous répéterez trente trois fois à la fin de chaque prière : Gloire à Dieu, louange à Dieu et Dieu est le plus Grand. Et Dieu est le plus Savant.»

Nous rapportons également du «Sahîh» de Muslim, ces paroles de l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — transmises par Ka'b b. 'Ujra — que Dieu soit satisfait de lui — «Il est des formules consécu*tives [aux prières], telles que celui qui les répète à la fin de chaque prière prescrite ne sera jamais déçu : trente-trois fois gloire à Dieu, trente-trois fois louange à Dieu et trente-trois fois : Dieu est le plus Grand.»

Nous rapportons également du «Sahîh» de Muslim ces paroles de l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — transmises par abû Hurayra — que Dieu soit satisfait de lui — : «Celui qui, à la fin de chaque prière glorifie Dieu trente-trois fois, Le loue trente-trois fois, proclame Sa grandeur trente-trois fois, puis ajoute enfin : il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique qui n'a pas d'associé, c'est à Lui que reviennent la Royauté et la louange et Il est Omnipotent, se verra pardonner tous ses péchés, quand bien même ils seraient aussi nombreux que l'écume de la mer.»

Nous extrayons également du «Sahîh» de Bukhârî, au début du chapitre sur la guerre sainte, ces paroles de Sa'd b. abî Waqqâs — que Dieu soit satisfait de lui — : «A la fin de chaque prière, l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — demandait la protection de Dieu (ta'awwudh) en ces termes : Seigneur, je Te demande de me préserver de la lâcheté, d'être ramené à un âge avilissant, de la séduction de ce bas-monde et du châtiment de la tombe !»

Nous extrayons également des «Sunans» d'abû Dawud, de Tirmidhî et de Nassâ'î, ces propos de 'abd-Allâh b. 'Amr— que Dieu soit satisfait du père et du fils — : «Le Prophète — que Dieu lui accorde la grâce et la paix —a dit : Il est deux oeuvres (ou deux vertus), aisées à mettre en pratique, mais auxquelles bien peu s'adonnent et qui vaudront à tout serviteur musulman qui s'applique à les pratiquer régulièrement, d'entrer au Paradis. Elles consis*tent, à la fin de chaque prière, à glorifier Dieu — exalté soit-Il — dix fois, à Le louer dix fois et à Le magnifier dix fois. Ce qui fait en tout cent cinquante mots à prononcer avec sa langue, mais qui en vaudront quinze cents dans la balance. Et si, lorsqu'il se met au lit, le serviteur proclame encore trente-quatre fois la grandeur de Dieu, Le loue trente-trois fois et Le glorifie trente-trois fois, il aura répété cent mots qui lui en vaudront mille dans la balance. ('Abd-Allâh précise : J'ai moi-même vu l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — compter ces formules sur ses doigts et il pour*suit le hadîth.) Les gens demandèrent alors : O Envoyé de Dieu, comment se fait-il que des oeuvres aisées à accomplir ne soient mises en pratique que par peu de gens ? Il leur répondit : C'est parce que Satan vous rend visite pen*dant votre sommeil et vous endort avant d'avoir répété ces formules ; il vous visite également en prière pour vous rappeler des affaires mondaines, vous empêchant ainsi de les répéter [après la prière].»

La chaîne des transmetteurs de ce hadîth est sûre, à l'exception de 'Atâ' b. al-Sâ'ib qui ne fait pas l'unanimité, car il lui arrive de mélanger plusieurs hadîths entre eux. Toutefois, Ayyûb al-Sikhtiyânî affirme la validité de la transmission en ce qui concerne ce hadîth.

Nous trouvons chez les mêmes auteurs et chez d'autres, ces propos de 'Uqba b. 'Amir— que Dieu soit satifait de lui — : «L'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — m'a ordonné de réciter les deux der*nières sourates du Coran, appelées «les Protectrices» (al-Mu'awidhatayn) à la fin de chaque prière.» Dans la version d'abû Dâwûd, il est question : «des trois dernières sourates.»

Nous extrayons également des «Sunans» d'abû Dâwûd et de Nassâ'î, la chaîne des transmetteurs étant fiable, ces propos de Mu'âdh— que Dieu soit satisfait de lui — : «L'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — me prit par la main et me dit : O Mu'âdh, par Dieu, certes je t'aime ! puis il ajouta : Je te recommande, ô Mu'âdh, de dire régulièrement à la fin de chaque prière : Seigneur, aide-moi à me rappeler de Toi (ou encore : à Te mentionner), à Te remercier et à T'adorer le mieux possible.»


Nous extrayons aussi du livre d'ibn al-Sunnî, ce hadîth d'Anas — que Dieu soit satisfait de lui — : «Lorsqu'il terminait sa prière, l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — se passait la main droite sur le front puis il disait : Je témoigne qu'il n'y a de dieu que Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Seigneur, éloigne de moi le souci et l'abattement !»

Nous trouvons chez le même auteur, ces propos d'abû Umâma — que Dieu soit satisfait de lui — : «Chaque fois que je m'approchais de l'Envoyé de Dieu que Dieu lui accorde la grâce et la paix — alors qu'il treminait une prière prescrite ou surérogatoire, je l'entendais dire : Seigneur, pardonne-moi tous mes péchés et toutes mes fautes. Seigneur, réconforte-moi, viens à mon secours et mène-moi [à la pratique] des meilleures oeuvres et [à l'acquisition] du plus noble des caractères, car nul en dehors de Toi, ne guide vers ce qu'ils ont de meilleur, et ne préserve de ce qu'ils ont de pire.»

Nous trouvons chez le même auteur, ces paroles d'abû Sa'îd al-Khudrî— que Dieu soit satisfait de lui — : «Lorsqu'il terminait sa prière, le Prophète— que Dieu lui accorde la grâce et la paix — disait, (mais j'ignore si c'était avant ou après la salutation finale) : Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la Toute-Puissance, — exalté soit-Il — au-delà de ce qu'ils Lui attribuent ! La Paix soit sur les Envoyés et louange à Dieu, le Seigneur des mondes.» Cor. (37, 180-182)

Nous trouvons chez le même auteur, ces propos d'Anas — que Dieu soit satisfait de lui — :«Lorsqu'il terminait sa prière, le Prophète — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — disait : Seigneur, fais de la fin de ma vie la meilleure partie de celle-ci, fais de mes oeuvres ultimes les meilleures d'entre elles et fais que le meilleur de mes jours soit celui où je Te rencontrerai.»

Nous trouvons chez le même auteur, ces propos d'abû Bakra— que Dieu soit satisfait de lui — : «L'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — disait à la fin de la prière : Seigneur, préserve-moi de la mécréance, de l'indigence et du châtiment de la tombe.»

Nous rapportons enfin ce hadîth transmis par Fudâla b. 'Ubayd— que Dieu soit satisfait de lui — avec une chaîne de transmetteurs faible : «L'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — a dit : Lorsque l'un de vous [entame] sa prière, qu'il commence par louer Dieu et par Le remercier, puis qu'il invoque Sa grâce sur le Prophète ; ensuite il fera les invocations de son choix.»


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# Posté le jeudi 11 mai 2006 19:14
Modifié le samedi 13 mai 2006 08:56

« Si le hadith est authentique, il s'agit de mon Madhhab »

« Si le hadith est authentique, il s'agit de mon Madhhab »
par Gibril F Haddad

L'une des paroles les moins bien comprises de l'imâm al-Shafi'î est sa célèbre phrase : « Lorsque l'authenticité d'un hadith est établie, c'est mon madhhab » Les Savants de l'Ecole ont expliqué, contrairement à l'approche des « salafis », que ce principe s'adresse aux juristes capables de distinguer les hadiths abrogeants et authentiques des hadiths abrogés et faibles ainsi que de dériver les règles en rassemblant les preuves d'après les principes de la Loi et ceux de la langue Arabe. [1]

Al-Nawawî a dit :


Ce qu'a dit l'imâm al-Shafi'î ne signifie pas que quiconque voit un hadith sahih doive dire « C'est le madhhab d'al-Shafi'î ! » , en appliquant simplement le sens littéral ou la signification apparente de cette parole. Ce qu'il a dit s'applique très certainement uniquement aux personnes qui ont le rang de l'ijtihâd dans le madhhab. Et ceci à condition que la personne soit fermement convaincue que l'imâm al-Shafi'î n'avait pas connaissance soit de l'existence du hadith, soit de son authenticité. Et cela n'est possible qu'après avoir recherché dans tous les livres d'al-Shafi'î et d'autres ouvrages similaires de ses compagnons, ceux qui ont pris de lui leur science et les autres personnes semblables. C'est bien sûr une condition difficile à remplir. Peu sont ceux en qui nous retrouvons ces compétences à notre époque. [2]

Ce que nous avons expliqué comportait des conditions car l'Imâm al Shafi'î a cessé d'agir selon le sens apparent de nombreux hadiths, qu'il considérait [authentiques] et connaissait. Cependant, il a établi des règles pour critiquer les hadiths ou leur abrogation ou leur circonstance spécifique ou leur interprétation et ainsi de suite. Shaykh Abu 'Amr [Ibn al Salâh] a dit :

« Il n'est pas évident d'agir selon le sens apparent de la parole d'al-Shafi'î.

Car il n'est pas permis à tout juriste (faqih) – et encore moi à l'homme du commun ('âmmi) – d'agir indépendamment selon ce qu'il prend comme preuve provenant d'un hadîth... Ainsi, quiconque parmi les Shafi'ites trouve un hadith qui contredit son Ecole doit examiner s'il est lui-même absolument accompli [en terme de compétence] dans toutes les disciplines de l'ijtihâd, ou sur ce sujet en particulier, ou des questions spécifiques. [Si c'est le cas] alors il est en droit de l'appliquer de façon indépendante.

Dans le cas contraire, s'il trouve qu'aller à l'encontre du hadîth lui pèse – après avoir recherché et n'avoir trouvé aucune justification pour le faire – alors il devrait l'appliquer si un autre Imâm indépendant (mujtahid) qu'al-Shafi'î l'a appliqué. C'est une bonne raison pour lui de quitter l'avis (madhhab) de son Imâm dans un tel cas. "[3]




_____________________________________________


[1] Voir, en particulier, Ma'nâ Qawl al-Imâm al-Muttalibî Idhâ Sahha al-Hadîthu Fahuwa Madhhabî par le Shaykh al-Islâm Taqî al-Dîn al-Subkî; Adab al-Muftî wa al-Mustaftî de Ibn al-Salâh; et le premier volume d' al-Majmu' d'al-Nawawî.

[2] I.e. à l'époque d'al-Nawawî, a fortiori de nos jours. Parmi ceux qui ont vécu au siècle d'al-Nawawî's figuraient al-Fakhr al-Râzî, Ibn al-Salâh, al-Mundhirî, Ibn 'Abd al-Salâm, al-Qurtubî, Ibn al-Munayyir, Ibn al-Qattân, al- Diyâ' al-Maqdisî, Ibn Qudâma, et Ibn Daqîq al-'îd !

[3] Al-Nawawî, al-Majmu' Sharh al-Muhadhdhab (1:64), citant Ibn al-Salâh's Fatâwâ wa Masâ'il (1:54, 1:58-59). Cf. al-Tahânawî, I'lâ' al-Sunan (2:290-291).


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# Posté le jeudi 11 mai 2006 18:53
Modifié le samedi 13 mai 2006 08:59